Sapho - Alphonse Daudet - ebook
Kategoria: Obyczajowe i romanse Język: francuski Rok wydania: 1884

Ebooka przeczytasz na:

e-czytniku EPUB
tablecie EPUB
smartfonie EPUB
komputerze EPUB
Czytaj w chmurze®
w aplikacjach Legimi.
Dlaczego warto?

Pobierz fragment dostosowany na:

Opinie o ebooku Sapho - Alphonse Daudet

Fragment ebooka Sapho - Alphonse Daudet

A Propos
Chapitre 1

A Propos Daudet:

Alphonse Daudet, né a Nîmes (Gard) le 13 mai 1840 et mort a Paris le 16 décembre 1897, est un écrivain et auteur dramatique français. Il est inhumé au cimetiere du Pere-Lachaise a Paris. Alphonse Daudet naît a Nîmes le 13 mai 1840. Apres avoir suivi les cours de l'institution Canivet a Nîmes, il entre en sixieme au lycée Ampere. Alphonse doit renoncer a passer son baccalauréat a cause de la ruine en 1855 de son pere, commerçant en soieries. Il devient maître d'étude au college d'Ales. Cette expérience pénible lui inspirera son premier roman, Le Petit Chose (1868). Daudet rejoint ensuite son frere a Paris et y mene une vie de boheme. Il publie en 1859 un recueil de vers, Les Amoureuses. L'année suivante, il rencontre le poete Frédéric Mistral. Il a son entrée dans quelques salons littéraires, collabore a plusieurs journaux, notamment Paris-Journal, L'Universel et Le Figaro. En 1861, il devient secrétaire du duc de Morny (1811-1865) demi-frere de Napoléon III et président du Corps Législatif. Ce dernier lui laisse beaucoup de temps libre qu'il occupe a écrire des contes, des chroniques mais meurt subitement en 1865 : cet événement fut le tournant décisif de la carriere d'Alphonse. Apres cet évenement, Alphonse Daudet se consacra a l'écriture, non seulement comme chroniqueur au journal Le Figaro mais aussi comme romancier. Puis, apres avoir fait un voyage en Provence, Alphonse commença a écrire les premiers textes qui feront partie des Lettres de mon Moulin. Il connut son premier succes en 1862-1865, avec la Derniere Idole, piece montée a l'Odéon et écrite en collaboration avec Ernest Manuel - pseudonyme d'Ernest Lépine. Puis, il obtint, par le directeur du journal L'Événement, l'autorisation de les publier comme feuilleton pendant tout l'été de l'année 1866, sous le titre de Chroniques provençales. Certains des récits des Lettres de mon Moulin sont restés parmi les histoires les plus populaires de notre littérature, comme La Chevre de monsieur Seguin, Les Trois Messes basses ou L'Élixir du Révérend Pere Gaucher. Le premier vrai roman d'Alphonse Daudet fut Le Petit Chose écrit en 1868. Il s'agit du roman autobiographique d'Alphonse dans la mesure ou il évoque son passé de maître d'étude au college d'Ales (dans le Gard, au nord de Nîmes). C'est en 1874 qu'Alphonse décida d'écrire des romans de mours comme : Fromont jeune et Risler aîné mais aussi Jack (1876), Le Nabab (1877) – dont Morny serait le "modele" – les Rois en exil (1879), Numa Roumestan (1881) ou L'Immortel (1883). Pendant ces travaux de romancier et de dramaturge (il écrivit dix-sept pieces), il n'oublia pas pour autant son travail de conteur : il écrivit en 1872 Tartarin de Tarascon, qui fut son personnage mythique. Les contes du lundi (1873), un recueil de contes sur la guerre franco-prussienne, témoignent aussi de son gout pour ce genre et pour les récits merveilleux. Daudet subit les premieres atteintes d'une maladie incurable de la moelle épiniere, le tabes dorsalis, mais continue de publier jusqu'en 1895. Il décede le 16 décembre 1897 a Paris, a l'âge de 57 ans.

Note: This book is brought to you by Feedbooks
http://www.feedbooks.com
Strictly for personal use, do not use this file for commercial purposes.

Chapitre 1

 

– Regardez-moi, voyons… J’aime la couleur de vos yeux…

– Comment vous appelez-vous ?

– Jean.

– Jean tout court ?

– Jean Gaussin.

– Du Midi, j’entends ça… Quel âge ?

– Vingt et un ans.

– Artiste ?

– Non, madame.

– Ah ! tant mieux…

Ces bouts de phrases, presque inintelligibles au milieu des cris, des rires, des airs de danse d’une fete travestie, s’échangeaient – une nuit de juin – entre un pifferaro et une femme fellah dans la serre de palmiers, de fougeres arborescentes, qui faisait le fond de l’atelier de Déchelette.

Au pressant interrogatoire de l’Égyptienne, le pifferaro répondait avec l’ingénuité de son âge tendre, l’abandon, le soulagement d’un Méridional resté longtemps sans parler. Étranger a tout ce monde de peintres, de sculpteurs, perdu des en entrant dans le bal par l’ami qui l’avait amené, il se morfondait depuis deux heures, promenant sa jolie figure de blond hâlé et doré par le soleil, les cheveux en frisons serrés et courts comme la peau de mouton de son costume ; et un succes, dont il ne se doutait guere, se levait et chuchotait autour de lui.

Des épaules de danseurs le bousculaient brusquement, des rires de rapins blaguaient la cornemuse qu’il portait tout de travers et sa défroque de montagne, lourde et genante dans cette nuit d’été. Une Japonaise aux yeux de faubourg, des couteaux d’acier tenant son chignon remonté, fredonnait en l’agaçant : Ah ! qu’il est beau, qu’il est beau, le postillon…[1] ; tandis qu’une novio espagnole en blanches dentelles de soie, passant au bras d’un chef apache, lui fourrait violemment sous le nez son bouquet de jasmins blancs.

Il ne comprenait rien a ces avances, se croyait extremement ridicule et se réfugiait dans l’ombre fraîche de la galerie vitrée, bordée d’un large divan sous les verdures. Tout de suite cette femme était venue s’asseoir pres de lui.

Jeune, belle ? Il n’aurait su le dire… Du long fourreau de lainage bleu ou sa taille pleine ondulait, sortaient deux bras, ronds et fins, nus jusqu’a l’épaule ; et ses petites mains chargées de bagues, ses yeux gris larges ouverts et grandis par les bizarres ornements de fer lui tombant du front, composaient un ensemble harmonieux.

Une actrice sans doute. Il en venait beaucoup chez Déchelette ; et cette pensée n’était pas pour le mettre a l’aise, ce genre de personnes lui faisant tres peur. Elle lui parlait de tout pres, un coude au genou, la tete appuyée sur la main, avec une douceur grave, un peu lasse… « Du Midi vraiment ?… Et des cheveux de ce blond-la !… Voila une chose extraordinaire. »

Et elle voulait savoir depuis combien de temps il habitait Paris, si c’était tres difficile cet examen pour les consulats qu’il préparait, s’il connaissait beaucoup de monde et comment il se trouvait a la soirée de Déchelette, rue de Rome, si loin de son quartier Latin. Quand il dit le nom de l’étudiant qui l’avait amené… « La Gournerie… un parent de l’écrivain… elle connaissait sans doute… » l’expression de ce visage de femme changea, s’assombrit subitement ; mais il n’y prit pas garde, ayant l’âge ou les yeux brillent sans rien voir. La Gournerie lui avait promis que son cousin serait la, qu’il le présenterait. « J’aime tant ses vers… je serais si heureux de le connaître… »

Elle eut un sourire de pitié pour sa candeur, un joli resserrement d’épaules, en meme temps qu’elle écartait de sa main les feuilles légeres d’un bambou et regardait dans le bal si elle ne lui découvrirait pas son grand homme.

La fete a ce moment étincelait et roulait comme une apothéose de féerie. L’atelier, le hall plutôt, car on n’y travaillait guere, développé dans toute la hauteur de l’hôtel et n’en faisant qu’une piece immense, recevait sur ses tentures claires, légeres, estivales, ses stores de paille fine ou de gaze, ses paravents de laque, ses verreries multicolores, et sur le buisson de roses jaunes garnissant le foyer d’une haute cheminée Renaissance, l’éclairage varié et bizarre d’innombrables lanternes chinoises, persanes, mauresques, japonaises, les unes en fer ajouré, découpées d’ogives comme une porte de mosquée, d’autres en papier de couleur pareilles a des fruits, d’autres déployées en éventail, ayant des formes de fleurs, d’ibis, de serpents ; et tout a coup de grands jets électriques, rapides et bleuâtres, faisaient pâlir ces mille lumieres et givraient d’un clair de lune les visages et les épaules nues, toute la fantasmagorie d’étoffes, de plumes, de paillons, de rubans qui se froissaient dans le bal, s’étageaient sur l’escalier hollandais a large rampe menant aux galeries du premier que dépassaient les manches des contrebasses et la mesure frénétique d’un bâton de chef d’orchestre.

De sa place, le jeune homme voyait cela a travers un réseau de branches vertes, de lianes fleuries qui se melaient au décor, l’encadraient et, par une illusion d’optique, jetaient au va-et-vient de la danse des guirlandes de glycine sur la traîne d’argent d’une robe de princesse, coiffaient d’une feuille de dracana un minois de bergere Pompadour ; et pour lui maintenant l’intéret du spectacle se doublait du plaisir d’apprendre par son Égyptienne les noms, tous glorieux, tous connus, que cachaient ces travestis d’une variété, d’une fantaisie si amusantes.

Ce valet de chiens, son fouet court en bandouliere, c’était Jadin ; tandis qu’un peu plus loin cette soutane élimée de curé de campagne déguisait le vieil Isabey, grandi par un jeu de cartes dans ses souliers a boucles. Le pere Corot souriait sous l’énorme visiere d’une casquette d’invalide. On lui montrait aussi Thomas Couture en bouledogue, Jundt en argousin, Cham en oiseau des îles.

Et quelques costumes historiques et graves, un Murat empanaché, un prince Eugene, un Charles Ier, portés par de tout jeunes peintres, marquaient bien la différence entre les deux générations d’artistes ; les derniers venus, sérieux, froids, des tetes de gens de bourse vieillis de ces rides particulieres que creusent les préoccupations d’argent, les autres bien plus gamins, rapins, bruyants, débridés.

Malgré ses cinquante-cinq ans et les palmes de l’Institut, le sculpteur Caoudal en hussard de baraque, les bras nus, ses biceps d’hercule, une palette de peintre battant ses longues jambes en guise de sabretache, tortillait un cavalier seul du temps de la Grande Chaumiere en face du musicien de Potter, en muezzin qui fait la fete, le turban de travers, mimant la danse du ventre et piaillant le « la Allah, il Allah » d’une voix suraiguë.

On entourait ces joyeux illustres d’un large cercle qui reposait les danseurs ; et au premier rang, Déchelette, le maître du logis, fronçait sous un haut bonnet persan ses petits yeux, son nez kalmouck, sa barbe grisonnante, heureux de la gaieté des autres et s’amusant éperdument, sans qu’il y parut.

L’ingénieur Déchelette, une figure du Paris artiste d’il y a dix ou douze ans, tres bon, tres riche, avec des velléités d’art et cette libre allure, ce mépris de l’opinion que donnent la vie de voyage et le célibat, avait alors l’entreprise d’une ligne ferrée de Tauris a Téhéran ; et chaque année, pour se remettre de dix mois de fatigues, de nuits sous la tente, de galopades fiévreuses a travers sables et marais, il venait passer les grandes chaleurs dans cet hôtel de la rue de Rome, construit sur ses dessins, meublé en palais d’été, ou il réunissait des gens d’esprit et de jolies filles, demandant a la civilisation de lui donner en quelques semaines l’essence de ce qu’elle a de montant et de savoureux.

« Déchelette est arrivé. » C’était la nouvelle des ateliers, sitôt qu’on avait vu se lever comme un rideau de théâtre l’immense store de coutil sur la façade vitrée de l’hôtel. Cela voulait dire que la fete commençait et qu’on allait en avoir pour deux mois de musiques et festins, danses et bombances, tranchant sur la torpeur silencieuse du quartier de l’Europe a cette époque des villégiatures et des bains de mer.

Personnellement, Déchelette n’était pour rien dans le bacchanal qui grondait chez lui nuit et jour. Ce noceur infatigable apportait au plaisir une frénésie a froid, un regard vague, souriant, comme hatschisché, mais d’une tranquillité, d’une lucidité imperturbables. Tres fidele ami, donnant sans compter, il avait pour les femmes un mépris d’homme d’Orient, fait d’indulgence et de politesse ; et de celles qui venaient la, attirées par sa grande fortune et la fantaisie joyeuse du milieu, pas une ne pouvait se vanter d’avoir été sa maîtresse plus d’un jour.

« Un bon homme tout de meme… » ajouta l’égyptienne qui donnait a Gaussin ces renseignements. S’interrompant tout a coup :

– Ou donc ?

– Devant vous… en marié de village…

Le jeune homme eut un « Oh ! » désappointé. Son poete ! Ce gros homme, suant, luisant, étalant des grâces lourdes dans le faux-col a deux pointes et le gilet fleuri de Jeannot… Les grands cris désespérés du Livre de l’Amour lui venaient a la mémoire, du livre qu’il ne lisait jamais sans un petit battement de fievre ; et tout haut, machinalement, il murmurait :

Pour animer le marbre orgueilleux de ton corps,

Ô Sapho, j’ai donné tout le sang de mes veines…

Elle se retourna vivement, avec le cliquetis de sa parure barbare :

– Que dites-vous la ?

C’étaient des vers de La Gournerie ; il s’étonnait qu’elle ne les connut pas.

« Je n’aime pas les vers… » fit-elle d’un ton bref ; et elle restait debout, le sourcil froncé, regardant la danse et froissant nerveusement les belles grappes lilas qui pendaient devant elle. Puis, avec l’effort d’une décision qui lui coutait : « Bonsoir… » et elle disparut.

Le pauvre pifferaro resta tout saisi. « Qu’est-ce qu’elle a ?… Que lui ai-je dit ?… » Il chercha, ne trouva rien, sinon qu’il ferait bien d’aller se coucher. Il ramassa mélancoliquement sa cornemuse et rentra dans le bal, moins troublé du départ de l’égyptienne que de toute cette foule qu’il devait traverser pour gagner la porte.

Le sentiment de son obscurité parmi tant d’illustrations le rendait plus timide encore. Maintenant on ne dansait plus ; quelques couples ça et la, acharnés aux dernieres mesures d’une valse qui mourait, et parmi eux Caoudal, superbe et gigantesque, tourbillonnant la tete haute avec une petite tricoteuse, coiffe au vent, qu’il enlevait sur ses bras roux.

Par le grand vitrage du fond large ouvert, entraient des bouffées d’air matinales et blanchissantes, agitant les feuilles des palmiers, couchant les flammes des bougies comme pour les éteindre. Une lanterne en papier prit feu, des bobeches éclaterent, et tout autour de la salle, les domestiques installaient des petites tables rondes comme aux terrasses des cafés. On soupait toujours ainsi par quatre ou cinq chez Déchelette ; et les sympathies en ce moment se cherchaient, se groupaient.

C’étaient des cris, des appels féroces, le « Pil… ouit » du faubourg répondant au « You you you you » en crécelle des filles d’Orient, et des colloques a voix basse, et des rires voluptueux de femmes qu’on entraînait d’une caresse.

Gaussin profitait du tumulte pour se glisser vers la sortie, quand son ami l’étudiant l’arreta, ruisselant, les yeux en boule, une bouteille sous chaque bras : « Mais ou etes-vous donc ?… Je vous cherche partout… j’ai une table, des femmes, la petite Bachellery des Bouffes… En Japonaise, savez bien… Elle m’envoie vous chercher. Venez vite… » et il repartit en courant.

Le pifferaro avait soif ; puis l’ivresse du bal le tentait, et le minois de la petite actrice qui de loin lui faisait des signes. Mais une voix sérieuse et douce murmura pres de son oreille : « N’y va pas… »

Celle de tout a l’heure était la, tout contre lui, l’entraînant dehors, et il la suivit sans hésiter. Pourquoi ? Ce n’était pas l’attrait de cette femme ; il l’avait a peine regardée, et l’autre la-bas qui l’appelait, dressant les couteaux d’acier de sa chevelure, lui plaisait bien davantage. Mais il obéissait a une volonté supérieure a la sienne, a la violence impétueuse d’un désir.

N’y va pas !…

Et subitement ils se trouverent tous deux sur le trottoir de la rue de Rome. Des fiacres attendaient dans le matin bleme. Des balayeurs, des ouvriers allant au travail regardaient cette maison de fete grondante et débordante, ce couple travesti, un Mardi Gras en plein été.

« Chez vous, ou chez moi ?… » demanda-t-elle. Sans bien s’expliquer pourquoi, il pensa que chez lui ce serait mieux, donna son adresse lointaine au cocher ; et pendant la route qui fut longue ils parlerent peu. Seulement elle tenait une de ses mains entre les siennes qu’il sentait tres petites et glacées ; et, sans le froid de cette étreinte nerveuse, il aurait pu croire qu’elle dormait, renversée au fond du fiacre, avec le reflet glissant du store bleu sur la figure.

On s’arreta rue Jacob, devant un hôtel d’étudiants. Quatre étages a monter, c’était haut et dur. » Voulez-vous que je vous porte ?… » dit-il en riant, mais tout bas, a cause de la maison endormie. Elle l’enveloppa d’un lent regard, méprisant et tendre, un regard d’expérience qui le jaugeait et clairement disait : « Pauvre petit… »

Alors lui, d’un bel élan, bien de son âge et de son Midi, la prit, l’emporta comme un enfant, car il était solide et découplé avec sa peau blonde de demoiselle, et il monta le premier étage d’une haleine, heureux de ce poids que deux beaux bras, frais et nus, lui nouaient au cou.

Le second étage fut plus long, sans agrément. La femme s’abandonnait, se faisait plus lourde a mesure. Le fer de ses pendeloques, qui d’abord le caressait d’un chatouillement, entrait peu a peu et cruellement dans sa chair.

Au troisieme, il râlait comme un déménageur de piano ; le souffle lui manquait, pendant qu’elle murmurait, ravie, la paupiere allongée : « Oh ! m’ami, que c’est bon… qu’on est bien… » Et les dernieres marches, qu’il grimpait une a une, lui semblaient d’un escalier géant dont les murs, la rampe, les étroites fenetres tournaient en une interminable spirale. Ce n’était plus une femme qu’il portait, mais quelque chose de lourd, d’horrible, qui l’étouffait, et qu’a tout moment il était tenté de lâcher, de jeter avec colere, au risque d’un écrasement brutal.

Arrivés sur l’étroit palier : « Déja… » dit-elle en ouvrant les yeux. Lui pensait : « Enfin !… » mais n’aurait pu le dire, tres pâle, les deux mains sur sa poitrine qui éclatait.

Toute leur histoire, cette montée d’escalier dans la grise tristesse du matin.