Les Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon - Alphonse Daudet - ebook
Kategoria: Obyczajowe i romanse Język: francuski Rok wydania: 1872

Les Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon darmowy ebook

Alphonse Daudet

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Opis ebooka Les Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon - Alphonse Daudet

Qui ne connait pas l'illustrissime Tartarin, immortalisé au cinéma par Raimu? Mais... au cas ou, voici le résumé du début de cette aventure épique, et, pour tout dire, tarasconnaise... Tartarin possede un jardin exotique ou il entretient un baobab dans un pot de réséda, de nombreuses armes et quantité de livres d'aventures. A Tarascon, les chasseurs sans gibier tirent sur leur casquette, apres l'avoir lancée en l'air. Chacun dans le voisinage reconnaît que Tartarin est un vrai caractere, pret a repousser toutes les attaques (qui ne viennent pas...). Il n'a jamais quitté Tarascon, mais l'arrivée d'une ménagerie et d'un lion en cage l'incite a partir pour l'Atlas...

Opinie o ebooku Les Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon - Alphonse Daudet

Fragment ebooka Les Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon - Alphonse Daudet

A Propos
Partie 1 - A Tarascon
I – Le Jardin du baobab
II – Coup d’oil général jeté sur la bonne ville de Tarascon. – Les chasseurs de casquettes
III – « Nan ! Nan ! Nan ! » Suite du coup d’oil général jeté sur la bonne ville de Tarascon

A Propos Daudet:

Alphonse Daudet, né a Nîmes (Gard) le 13 mai 1840 et mort a Paris le 16 décembre 1897, est un écrivain et auteur dramatique français. Il est inhumé au cimetiere du Pere-Lachaise a Paris. Alphonse Daudet naît a Nîmes le 13 mai 1840. Apres avoir suivi les cours de l'institution Canivet a Nîmes, il entre en sixieme au lycée Ampere. Alphonse doit renoncer a passer son baccalauréat a cause de la ruine en 1855 de son pere, commerçant en soieries. Il devient maître d'étude au college d'Ales. Cette expérience pénible lui inspirera son premier roman, Le Petit Chose (1868). Daudet rejoint ensuite son frere a Paris et y mene une vie de boheme. Il publie en 1859 un recueil de vers, Les Amoureuses. L'année suivante, il rencontre le poete Frédéric Mistral. Il a son entrée dans quelques salons littéraires, collabore a plusieurs journaux, notamment Paris-Journal, L'Universel et Le Figaro. En 1861, il devient secrétaire du duc de Morny (1811-1865) demi-frere de Napoléon III et président du Corps Législatif. Ce dernier lui laisse beaucoup de temps libre qu'il occupe a écrire des contes, des chroniques mais meurt subitement en 1865 : cet événement fut le tournant décisif de la carriere d'Alphonse. Apres cet évenement, Alphonse Daudet se consacra a l'écriture, non seulement comme chroniqueur au journal Le Figaro mais aussi comme romancier. Puis, apres avoir fait un voyage en Provence, Alphonse commença a écrire les premiers textes qui feront partie des Lettres de mon Moulin. Il connut son premier succes en 1862-1865, avec la Derniere Idole, piece montée a l'Odéon et écrite en collaboration avec Ernest Manuel - pseudonyme d'Ernest Lépine. Puis, il obtint, par le directeur du journal L'Événement, l'autorisation de les publier comme feuilleton pendant tout l'été de l'année 1866, sous le titre de Chroniques provençales. Certains des récits des Lettres de mon Moulin sont restés parmi les histoires les plus populaires de notre littérature, comme La Chevre de monsieur Seguin, Les Trois Messes basses ou L'Élixir du Révérend Pere Gaucher. Le premier vrai roman d'Alphonse Daudet fut Le Petit Chose écrit en 1868. Il s'agit du roman autobiographique d'Alphonse dans la mesure ou il évoque son passé de maître d'étude au college d'Ales (dans le Gard, au nord de Nîmes). C'est en 1874 qu'Alphonse décida d'écrire des romans de mours comme : Fromont jeune et Risler aîné mais aussi Jack (1876), Le Nabab (1877) – dont Morny serait le "modele" – les Rois en exil (1879), Numa Roumestan (1881) ou L'Immortel (1883). Pendant ces travaux de romancier et de dramaturge (il écrivit dix-sept pieces), il n'oublia pas pour autant son travail de conteur : il écrivit en 1872 Tartarin de Tarascon, qui fut son personnage mythique. Les contes du lundi (1873), un recueil de contes sur la guerre franco-prussienne, témoignent aussi de son gout pour ce genre et pour les récits merveilleux. Daudet subit les premieres atteintes d'une maladie incurable de la moelle épiniere, le tabes dorsalis, mais continue de publier jusqu'en 1895. Il décede le 16 décembre 1897 a Paris, a l'âge de 57 ans.

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Partie 1
A Tarascon


I – Le Jardin du baobab

 

Ma premiere visite a Tartarin de Tarascon est restée dans ma vie comme une date inoubliable ; il y a douze ou quinze ans de cela, mais je m’en souviens mieux que d’hier. L’intrépide Tartarin habitait alors, a l’entrée de la ville, la troisieme maison a main gauche sur le chemin d’Avignon. Jolie petite villa tarasconnaise avec jardin devant, balcon derriere, des murs tres blancs, des persiennes vertes, et sur le pas de la porte une nichée de petits Savoyards jouant a la marelle ou dormant au bon soleil, la tete sur leurs boîtes a cirage.

Du dehors, la maison n’avait l’air de rien.

Jamais on ne se serait cru devant la demeure d’un héros. Mais, quand on entrait, coquin de sort !…

De la cave au grenier, tout le bâtiment avait l’air héroique, meme le jardin !…

Ô le jardin de Tartarin, il n’y en avait pas deux comme celui-la en Europe. Pas un arbre du pays, pas une fleur de France ; rien que des plantes exotiques, des gommiers, des calebassiers, des cotonniers, des cocotiers, des manguiers, des bananiers, des palmiers, un baobab, des nopals, des cactus, des figuiers de Barbarie, a se croire en pleine Afrique centrale, a dix mille lieues de Tarascon. Tout cela, bien entendu, n’était pas de grandeur naturelle, ainsi les cocotiers n’étaient guere plus gros que des betteraves, et le baobab (arbre géant, arbor gigantea) tenait a l’aise dans un pot de réséda ; mais c’est égal ! pour Tarascon, c’était déja bien joli, et les personnes de la ville, admises le dimanche a l’honneur de contempler le baobab de Tartarin, s’en retournaient pleines d’admiration.

Pensez quelle émotion je dus éprouver ce jour-la en traversant ce jardin mirifique !… Ce fut bien autre chose quand on m’introduisit dans le cabinet du héros.

Ce cabinet, une des curiosités de la ville, était au fond du jardin, ouvrant de plain-pied sur le baobab par une porte vitrée.

Imaginez-vous une grande salle tapissée de fusils et de sabres, depuis en haut jusqu’en bas ; toutes les armes de tous les pays du monde : carabines, rifles, tromblons, couteaux corses, couteaux catalans, couteaux-revolvers, couteaux-poignards, kriss malais, fleches caraibes, fleches de silex, coups-de-poing, casse-tete, massues hottentotes, lassos mexicains, est-ce que je sais !

Par la-dessus, un grand soleil féroce qui faisait luire l’acier des glaives et les crosses des armes a feu, comme pour vous donner encore plus la chair de poule… Ce qui rassurait un peu pourtant, c’était le bon air d’ordre et de propreté qui régnait sur toute cette yataganerie. Tout y était rangé, soigné, brossé, étiqueté comme dans une pharmacie, de loin en loin, un petit écriteau bonhomme sur lequel on lisait :

Fleches empoisonnées, n’y touchez pas !

Ou :

Armes chargées, méfiez-vous !

Sans ces écriteaux, jamais je n’aurais osé entrer.

Au milieu du cabinet, il y avait un guéridon. Sur le guéridon, un flacon de rhum, une blague turque les Voyages du capitaine Cook, les romans de Cooper, de Gustave Aimard, des récits de chasse, chasse a l’ours, chasse au faucon, chasse a l’éléphant, etc. Enfin, devant le guéridon, un homme était assis, de quarante a quarante-cinq ans, petit, gros, trapu, rougeaud, en bras de chemise, avec des caleçons de flanelle, une forte barbe courte et des yeux flamboyants ; d’une main il tenait un livre, de l’autre il brandissait une énorme pipe a couvercle de fer, et, tout en lisant je ne sais quel formidable récit de chasseurs de chevelures, il faisait, en avançant sa levre inférieure, une moue terrible, qui donnait a sa brave figure de petit rentier tarasconnais ce meme caractere de férocité bonasse qui régnait dans toute la maison.

Cet homme, c’était Tartarin, Tartarin de Tarascon, l’intrépide, le grand, l’incomparable Tartarin de Tarascon.


II – Coup d’oil général jeté sur la bonne ville de Tarascon. – Les chasseurs de casquettes

 

Au temps dont je vous parle, Tartarin de Tarascon n’était pas encore le Tartarin qu’il est aujourd’hui, le grand Tartarin de Tarascon si populaire dans tout le Midi de la France. Pourtant – meme a cette époque – c’était déja le roi de Tarascon.

Disons d’ou lui venait cette royauté.

Vous saurez d’abord que la-bas tout le monde est chasseur, depuis le plus grand jusqu’au plus petit. La chasse est la passion des Tarasconnais, et cela depuis les temps mythologiques ou la Tarasque faisait les cent coups dans les marais de la ville et ou les Tarasconnais d’alors organisaient des battues contre elle. Il y a beau jour, comme vous voyez.

Donc, tous les dimanches matin, Tarascon prend les armes et sort de ses murs, le sac au dos, le fusil sur l’épaule, avec un tremblement de chiens, de furets, de trompes, de cors de chasse. C’est superbe a voir… Par malheur le gibier manque, il manque absolument.

Si betes que soient les betes, vous pensez bien qu’a la longue elles ont fini par se méfier.

A cinq lieues autour de Tarascon, les terriers sont vides, les nids abandonnés. Pas un merle, pas une caille, pas le moindre lapereau, pas le plus petit cul-blanc.

Elles sont cependant bien tentantes, ces jolies collinettes tarasconnaises, toutes parfumées de myrte, de lavande de romarin ; et ces beaux raisins muscats gonflés de sucre, qui s’échelonnent au bord du Rhône, sont diablement appétissants aussi… Oui, mais il y a Tarascon derriere, et, dans le petit monde du poil et de la plume, Tarascon est tres mal noté. Les oiseaux de passage eux-memes l’ont marqué d’une grande croix sur leurs feuilles de route, et quand les canards sauvages, descendant vers la Camargue en longs triangles, aperçoivent de loin les clochers de la ville, celui qui est en tete se met a crier bien fort : « Voila Tarascon !… voila Tarascon ! » et toute la bande fait un crochet.

Bref, en fait de gibier, il ne reste plus dans le pays qu’un vieux coquin de lievre, échappé comme par miracle aux septembrisades tarasconnaises et qui s’entete a vivre la ! A Tarascon, ce lievre est tres connu. On lui a donné un nom. Il s’appelle le Rapide. On sait qu’il a son gîte dans la terre de M. Bompard – ce qui, par parenthese, a doublé et meme triplé le prix de cette terre – mais on n’a pas encore pu l’atteindre.

A l’heure qu’il est meme, il n’y a plus que deux ou trois enragés qui s’acharnent apres lui.

Les autres en ont fait leur deuil, et le Rapide est passé depuis longtemps a l’état de superstition locale, bien que le Tarasconnais soit tres peu superstitieux de sa nature et qu’il mange les hirondelles en salmis, quand il en trouve.

Ah ça ! me direz-vous, puisque le gibier est si rare a Tarascon, qu’est-ce que les chasseurs tarasconnais font donc tous les dimanches ?

Ce qu’ils font ?

Eh mon Dieu ! ils s’en vont en pleine campagne, a deux ou trois lieues de la ville. Ils se réunissent par petits groupes de cinq ou six, s’allongent tranquillement a l’ombre d’un puits, d’un vieux mur, d’un olivier, tirent de leurs carniers un bon morceau de bouf en daube, des oignons crus, un saucissot, quelques anchois, et commencent un déjeuner interminable, arrosé d’un de ces jolis vins du Rhône qui font rire et qui font chanter.

Apres quoi, quand on est bien lesté, on se leve, on siffle les chiens, on arme les fusils, et on se met en chasse. C’est-a-dire que chacun de ces messieurs prend sa casquette, la jette en l’air de toutes ses forces et la tire au vol avec du 5, du 6 ou du 2 – selon les conventions.

Celui qui met le plus souvent dans sa casquette est proclamé roi de la chasse, et rentre le soir en triomphateur a Tarascon, la casquette criblée au bout du fusil, au milieu des aboiements et des fanfares.

Inutile de vous dire qu’il se fait dans la ville un grand commerce de casquettes de chasse. Il y a meme des chapeliers qui vendent des casquettes trouées et déchirées d’avance a l’usage des maladroits ; mais on ne connaît guere que Bésuquet, le pharmacien, qui leur en achete. C’est déshonorant !

Comme chasseur de casquettes, Tartarin de Tarascon n’avait pas son pareil. Tous les dimanches matin, il partait avec une casquette neuve : tous les dimanches soir, il revenait avec une loque. Dans la petite maison du baobab, les greniers étaient pleins de ces glorieux trophées. Aussi, tous les Tarasconnais le reconnaissaient-ils pour leur maître, et comme Tartarin savait a fond le code du chasseur, qu’il avait lu tous les traités, tous les manuels de toutes les chasses possibles, depuis la chasse a la casquette jusqu’a la chasse au tigre birman, ces messieurs en avaient fait leur grand justicier cynégétique et le prenaient pour arbitre dans toutes leurs discussions.

Tous les jours, de trois a quatre, chez l’armurier Costecalde, on voyait un gros homme, grave et la pipe aux dents, assis sur un fauteuil de cuir vert, au milieu de la boutique pleine de chasseurs de casquettes, tous debout et se chamaillant. C’était Tartarin de Tarascon qui rendait la justice, Nemrod doublé de Salomon.


III – « Nan ! Nan ! Nan ! » Suite du coup d’oil général jeté sur la bonne ville de Tarascon

 

A la passion de la chasse, la forte race tarasconnaise joint une autre passion : celle des romances. Ce qui se consomme de romances dans ce petit pays, c’est a n’y pas croire. Toutes les vieilleries sentimentales qui jaunissent dans les plus vieux cartons, on les retrouve a Tarascon en pleine jeunesse, en plein éclat. Elles y sont toutes, toutes. Chaque famille a la sienne, et dans la ville cela se sait. On sait, par exemple, que celle du pharmacien Bézuquet, c’est :

Toi, blanche étoile que j’adore…

Celle de l’armurier Costecalde :

Veux-tu venir au pays des cabanes ?

Celle du receveur de l’Enregistrement :

Si j’étais-t-invisible, personne n’me verrait.

(Chansonnette comique.)

Et ainsi de suite pour tout Tarascon. Deux ou trois fois par semaine on se réunit les uns chez les autres et on se les chante. Ce qu’il y a de singulier, c’est que ce sont toujours les memes, et que, depuis si longtemps qu’ils se les chantent ces braves Tarasconnais n’ont jamais envie d’en changer. On se les legue dans les familles, de pere en fils, et personne n’y touche ; c’est sacré. Jamais meme on ne s’en emprunte. Jamais il ne viendrait a l’idée des Costecalde de chanter celle des Bézuquet ni aux Bézuquet de chanter celle des Costecalde. Et pourtant vous pensez s’ils doivent les connaître depuis quarante ans qu’ils se les chantent. Mais non ! chacun garde la sienne et tout le monde est content.

Pour les romances comme pour les casquettes, le premier de la ville était encore Tartarin. Sa supériorité sur ses concitoyens consistait en ceci : Tartarin de Tarascon n’avait pas la sienne. Il les avait toutes.

Toutes !

Seulement c’était le diable pour les lui faire chanter. Revenu de bonne heure des succes de salon, le héros tarasconnais aimait bien mieux se plonger dans ses livres de chasse ou passer sa soirée au cercle que de faire le joli cour devant un piano de Nîmes entre deux bougies de Tarascon. Ces parades musicales lui semblaient au-dessous de lui… Quelquefois cependant, quand il y avait de la musique a la pharmacie Bézuquet, il entrait comme par hasard, et apres s’etre bien fait prier, consentait a dire le grand duo de Robert le Diable, avec Mme Bézuquet la mere… Qui n’a pas entendu cela n’a jamais rien entendu… Pour moi, quand je vivrais cent ans, je verrais toute ma vie le grand Tartarin s’approchant du piano d’un pas solennel, s’accoudant, faisant sa moue, et sous le reflet vert des bocaux de la devanture, essayant de donner a sa bonne face l’expression satanique et farouche de Robert le Diable. A peine avait-il pris position, tout de suite le salon frémissait ; on sentait qu’il allait se passer quelque chose de grand… Alors, apres un silence, Mme Bézuquet la mere commençait en s’accompagnant :

Robert, toi que j’aime

Et qui reçus ma foi,

Tu vois mon effroi (bis),

Grâce pour toi-meme

Et grâce pour moi.

A voix basse, elle ajoutait : « A vous, Tartarin », et Tartarin de Tarascon, le bras tendu, le poing fermé, la narine frémissante, disait par trois fois d’une voix formidable, qui roulait comme un coup de tonnerre dans les entrailles du piano : « Non !… non !… non !… », ce qu’en bon Méridional il prononçait : « Nan !… nan !… nan !… » Sur quoi Mme Bézuquet la mere reprenait encore une fois :

Grâce pour toi-meme

Et grâce pour moi.

– « Nan !… nan !… nan !… » hurlait Tartarin de plus belle, et la chose en restait la… Ce n’était pas long, comme vous voyez : mais c’était si bien jeté, si bien mimé, si diabolique, qu’un frisson de terreur courait dans la pharmacie, et qu’on lui faisait recommencer ses « Nan !… nan !… » quatre et cinq fois de suite.

La-dessus Tartarin s’épongeait le front, souriait aux dames, clignait de l’oil aux hommes et, se retirant sur son triomphe, s’en allait dire au cercle d’un petit air négligent : « Je viens de chez les Bézuquet chanter le duo de Robert le Diable ! »

Et le plus fort, c’est qu’il le croyait !…