Ingres, un néoclassique français - Thérèse Claeys - ebook

Ingres, un néoclassique français ebook

Thérèse Claeys

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Opis

Décryptez l’art d’Ingres en moins d’une heure !Ingres n’est autre que le chef de file du néoclassicisme français. Admiratif du peintre italien Raphaël, Ingres passe plusieurs années en Italie, afin de s’imprégner de l’idéal classique. S’il se veut d’abord et avant tout un peintre d’histoire, l’artiste est surtout passé à la postérité grâce à ses portraits, mais également grâce à ses nus féminins, un motif qui le fascinera jusqu'à la fin de sa vie. Ses traits distinctifs ? La perfection de la ligne et le souci du détail, qui n’ont pas leur pareil en histoire de l’art ! Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :- Le contexte politique et culturel dans lequel Ingres s’inscrit- La vie du peintre et son parcours- Les caractéristiques et spécificités de son art- Une sélection d’œuvres-clés d’Ingres- L’impact de l’artiste dans l’histoire de l’artLe mot de l’éditeur :« Dans ce numéro de la série "50MINUTES | Artistes", Thérèse Claeys nous livre une sélection d’œuvres particulièrement représentatives de la production ingresque : Napoléon Ier sur le trône impérial, la Grande Baigneuse, L’Apothéose d’Homère ou encore Monsieur Bertin. Elle évoque également la postérité du peintre, souvent incompris par ses contemporains, mais beaucoup admiré par les artistes modernes qui lui rendirent de nombreux hommages. »Stéphanie FeltenÀ PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | ArtistesLa série « Artistes » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante artistes qui ont profondément marqué l’histoire de l’art, du Moyen Âge à nos jours. Chaque livre a été conçu à la fois pour les passionnés d’art et pour les amateurs curieux d’en savoir davantage en peu de temps. Nos auteurs analysent avec précision les œuvres des plus grands artistes tout en laissant place à toutes les interprétations.

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INGRES

Naissance ? Né le 29 août 1780 à Montauban.

Mort ? Décédé le 14 janvier 1867 à Paris.

Contexte ? Tournant du XVIIIe-XIXe siècle, marqué par de multiples bouleversements sociopolitiques dont la Révolution française et la révolution industrielle. Sur le plan artistique, deux mouvements opposés prennent leur essor : le néoclassicisme et le romantisme.

Œuvres majeures ?

Napoléon Ier sur le trône impérial (1806)

La Grande Baigneuse (1808)

Le Songe d’Ossian (1813)

La Grande Odalisque (1814)

L’Apothéose d’Homère (1827)

Monsieur Bertin (1832)

Le Bain turc (1862)

Jean Auguste Dominique Ingres est l’un des peintres français les plus influents du XIXe siècle. Dans un contexte sociopolitique extrêmement tourmenté, il prône un retour à l’idéal classique de l’Antiquité.

Résultat d’un long processus entamé à la fin du XVIIIe siècle, la Révolution française de 1789 et la révolution industrielle, à partir de 1780, ouvrent la voie au libéralisme. Cette double révolution permet l’essor de la bourgeoisie en tant que classe sociale dominante. Mais le renversement de l’Ancien Régime entraîne également l’émancipation de l’artiste, désormais libre d’effectuer ses propres choix. À ce titre, Ingres prend la défense de la tradition académique telle qu’inculquée par son maître, Jacques-Louis David (1748-1825), devenant le chef de file du néoclassicisme français. Il s’oppose radicalement au mouvement romantique qui se développe à la même époque, même si certaines de ses œuvres peuvent lui être associées.

Son admiration va tout particulièrement aux grands dessinateurs et au peintre italien Raphaël (1483-1520). Ingres passe ainsi plusieurs années de sa vie en Italie, où il est en contact direct avec les œuvres de son modèle. Sa production artistique, comptant quelque 5000 pièces, se veut paradoxale et variée, tant par ses sujets et par ses destinataires que par les matériaux et les techniques employés. Ses portraits dessinés, universellement admirés, ne constituent qu’une partie de son œuvre, et non la plus importante. Si, du vivant de l’artiste, son art, volontairement atemporel, est très discuté, voire méprisé, les générations suivantes reconnaîtront le génie avant-gardiste d’Ingres, allant même parfois jusqu’à le qualifier de précurseur de l’art moderne.

CONTEXTE

LE SIÈCLE DES LUMIÈRES, LES PRÉMISSES D’UN MONDE EN MUTATION

L’histoire ne peut être scindée en clivages imperméables. Afin de mieux saisir les enjeux de l’art au XIXe siècle, il convient de remonter au siècle précédent. En effet, les bouleversements sociaux, politiques et culturels du XIXe siècle prennent racine dans le siècle des Lumières.

Les philosophes des Lumières visent à combattre l’obscurantisme par la diffusion du savoir et prônent le culte de la raison afin d’« éclairer le peuple ». Ainsi, le XVIIIe siècle remet l’homme en tant qu’individu au centre des débats et témoigne d’un optimisme prononcé envers l’humanité, capable de progrès. D’ailleurs, cette époque voit un développement sans précédent des techniques et des sciences.

Sur le plan artistique, la seconde moitié du XVIIIe siècle se caractérise par un retour à l’Antiquité classique inspiré par la redécouverte des villes antiques d’Herculanum (1738) et de Pompéi (1748). Entre 1760 et 1770, on voit éclore un courant néoclassique, d’abord à Rome, puis dans toute l’Europe. Le néoclassicisme se veut une réaction aux exubérances du baroque finissant et du style rocaille contemporain par un retour au modèle antique et au « beau idéal ».

LE BAROQUE

Né en Italie vers 1630, l’art baroque se répand dans l’Europe catholique jusqu’au début du XVIIIe siècle, en réaction à la Réforme protestante et à l’iconoclasme. « Enseigner, émouvoir et plaire » sont les maîtres-mots de cet art théâtral essentiellement religieux qui fait la part belle aux extrêmes, à l’exagération et au mouvement, volontiers tumultueux. Le baroque évolue, chez certains artistes, vers un art ornemental qualifié de « rocaille », en référence aux rochers et aux coquillages omniprésents au sein de son répertoire décoratif.

Parallèlement, la seconde moitié du XVIIIe siècle procède à la redécouverte des antiquités nationales depuis l’époque médiévale jusqu’au règne de Louis XIII (1601-1643). La peinture d’histoire s’inspirant de ces thèmes est qualifiée de « troubadour ». Cet engouement pour l’histoire combiné à l’influence de la littérature romanesque et au retour à la nature favorise la naissance d’un courant préromantique, qui voit le jour entre 1770 et 1800. Ainsi, alors que le néoclassicisme atteint son apogée en France vers 1780, il doit composer avec d’autres tendances qui cherchent elles aussi à s’imposer.

LE ROMANTISME

Le préromantisme, puis le romantisme, est un mouvement culturel qui voit le jour en Allemagne et en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle. Il se répand ensuite dans toute l’Europe à partir du XIXe