Petites anecdotes sur les oiseaux de nos jardins - Vincent Gaget - ebook

Petites anecdotes sur les oiseaux de nos jardins ebook

Vincent Gaget

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Opis

Un ouvrage illustré accessible à tous pour en apprendre davantage sur les hôtes de nos jardins !Chaque oiseau est porteur d’une histoire, de particularités qui le différencient des autres.Savez-vous que le geai des chênes participe activement à la reforestation en plantant des chênes ?Que le rouge-gorge est l'oiseau du jardinier ?Que les hirondelles se regroupent en nuage compact et volent toutes dans le même sens pour chasser l’intrus bien plus loin que les limites de leur espace aérien ?Que le martinet noir ne se pose jamais durant les premières années de sa vie ?Que le pinson des arbres possède un accent selon les régions dans lesquelles il vit, à l'instar de l'homme ?Que l'étourneau sansonnet est un porte-bonheur ?L'auteur nous livre ici des anecdotes étonnantes sur ces oiseaux qui vivent tout près de nous.EXTRAITCet ouvrage n’a pas vocation à remplacer les guides d’identification des oiseaux. Il vous permettra d’entrevoir ce monde merveilleux des oiseaux, et même d’y rentrer, comme le font les naturalistes qui découvrent dans chaque être vivant (faune et flore) des particularités d’adaptation qui, bien souvent, nous surprennent parce qu’elles dépassent notre imagination. Les oiseaux, comme tous les êtres vivants, n’ont qu’un objectif : être éternel. N’entendez pas cette éternité comme être à jamais vivant, mais être éternel au travers de la transmission du patrimoine génétique, du meilleur de soi-même à sa descendance pour vivre et poursuivre cette mission éternellement. La sélection s’opère immédiatement et à tout instant, et seuls ceux qui sont les plus aguerris aux exigences du milieu (du biotope*) pourront poursuivre leur mission de transmission. Pour chaque individu qui se reproduit, c’est comme un nouvel embranchement, une nouvelle voie, une stratégie qui s’affirme ou qui dérive...CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE128 pages précieuses et agréablement illustrées par les aquarelles de Bernadette Del Regno. - Jean-Michel Rochet, Le pays BriardQuand un amoureux des oiseaux nous fait partager sa passion, cela donne un livre autrement plus ludique qu'un énième recensement des oiseaux du jardin. [...] Tout en nous racontant de jolies histories sur ceux que l'on croise souvent sans y prêter attention, l'auteur n'en dresse pas moins un portrait très documenté. - Nathalie Szapiro, 30 Millions d'AmisLes anecdotes se multiplient sans noyer le lecteur sous une somme d’érudition inaccessible. Elles donnent envie d’en savoir plus sur les oiseaux qui nous entourent. - Mathieu Ozanam, L'essorÀ PROPOS DE L'AUTEURVincent Gaget est naturaliste ornithologue. Il vit dans la banlieue lyonnaise.Alors qu’il n’a que 7 ans, son frère lui offre des pigeons, capturés dans la ville de Lyon. Il en fait un élevage, qui atteindra plus de 300 individus. Cailles, perruches ondulées, canaris et poules naines « frisées » occupent toute son adolescence. Lorsqu'il a 16 ans, il voit une annonce du Fonds d’intervention pour les rapaces (FIR), qui cherche quelqu'un chargé de surveiller un couple de faucons pèlerins. C’est alors que l’aventure commence : sa rencontre avec des ornithologues lui fait prendre conscience de sa passion pour la vie des oiseaux plus que de leur possession.Devenu ornithologue naturaliste au Centre ornithologique Rhône-Alpes, il transite par une collectivité territoriale de conservation et de gestion des espaces naturels des bords du Rhône avant de devenir indépendant. Il propose ses services d’expert naturaliste pour que les partenaires publics et privés adhèrent aux principes de mieux connaître pour mieux protéger.

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Vincent Gaget est naturaliste ornithologue. Il vit dans la banlieue lyonnaise.

Alors qu’il n’a que 7 ans, son frère lui offre des pigeons, capturés dans la ville de Lyon. Il en fait un élevage, qui atteindra plus de 300 individus. Cailles, perruches ondulées, canaris et poules naines « frisées » occupent toute son adolescence. Lorsqu'il a 16 ans, il voit une annonce du Fonds d’Intervention pour les Rapaces (FIR), qui cherche quelqu'un chargé de surveiller un couple de faucons pèlerins. C’est alors que l’aventure commence : sa rencontre avec des ornithologues lui fait prendre conscience de sa passion pour la vie des oiseaux plus que de leur possession.

Parallèlement, le rugby occupe le reste de son temps libre jusqu’au jour où, pendant un match, l’observation d’un faucon pèlerin est devenue plus importante que de courir après le ballon… Paradoxalement, il poursuit des études commerciales et commence sa carrière professionnelle dans le monde du bâtiment. À 29 ans, il revoit totalement ses orientations et ses ambitions professionnelles pour que sa passion devienne son métier ! Ornithologue naturaliste au Centre ornithologique Rhône-Alpes, il transite par une collectivité territoriale de conservation et de gestion des espaces naturels des bords du Rhône avant de devenir indépendant. Il propose ses services d’expert naturaliste pour que les partenaires publics et privés adhèrent aux principes de mieux connaître pour mieux protéger.

Vincent Gaget aime raconter les petites anecdotes sur les oiseaux qu’il croise en balade, au coin d’une rue ou au bout du jardin. Il vous offre ici une visite guidée.

Note de l’auteur

Une fiche technique présente chaque oiseau de cet ouvrage. Voici les informations que vous y trouverez.

– Nom vernaculaire : le nom commun en France et dans la littérature. Dans chaque région, les anciens ont l’habitude de nommer les oiseaux parfois différemment : par exemple, le moineau domestique est ainsi nommé le mouique, le titi, le piaf, etc.

– Nom scientifique : il vous permettra de communiquer avec les étrangers ou de faire des recherches sur Internet sans faire d’erreur d’interprétation. Parfois même, ce nom nous donne des critères d’identification.

– Envergure pour les plus grands, ou longueur pour les plus petits, qui ne planent quasiment jamais : pour vous permettre de visualiser les proportions d’une espèce à l’autre. Les plus petits, comme le roitelet huppé qui fait 9 cm et pèse 4 g, soit une feuille de papier A4, ou le moineau qui mesure 14 cm et pèse 20 g. Les plus gros sont le cygne tuberculé avec 12 kg, et la plus grande envergure est détenue par le vautour moine avec 2,85 m.

– Poids : en général, vous trouverez que c’est bien peu pour penser à le mettre dans une assiette…

– Comparaison taille/poids : l’oiseau présenté est de la taille du moineau, du merle ou du pigeon de ville. Il n’est pas facile de se faire une idée de la taille des oiseaux juste avec des chiffres, c’est pour cela que nous vous donnons des correspondances par rapport aux oiseaux les plus connus.

– Petite description : c’est parfois bien utile pour compléter les éléments précédents. Mais, ici, nous ne serons pas exhaustifs et ne remplacerons pas les guides d’identification nécessaire pour faire la distinction entre les 900 espèces que vous pourrez rencontrer en Europe, Afrique du Nord et Moyen-Orient, et nous ne vous parlerons pas des 11 000 à 13 000 espèces et sous-espèces décrites dans le monde…

– Âge maximum connu dans la nature : c’est une question qui revient souvent. « Depuis 10 ans, j’ai mon rouge-gorge qui revient me voir chaque hiver, il doit être vieux maintenant ! » Pour sûr, il y a peu de chance que ce soit le même : l’âge maximum enregistré dans la nature pour cette espèce est de 13 ans, et les deux tiers meurent avant la deuxième année de reproduction.

– Migration*/sédentarisation* : afin de vous informer à quel moment vous pourrez observer l’espèce. Cependant, avec les oiseaux, tout et possible, même de voir une hirondelle en hiver alors qu’elle devrait être au chaud en Afrique à manger des insectes volants.

– Nourriture : insectivores ou granivores, vous pouvez les aider à venir chez vous ou comprendre pourquoi ils ont disparu.

– Lieu de nidification : après avoir offert le couvert*, vous pouvez proposer le gîte* (nichoir ou arbuste).

– Chant : parfois, nous avons des moyens mnémotechniques pour reconnaître le chant, comme pour le coucou pour lequel vous venez de décrire son chant en le nommant.

– Espèce protégée* ou bien gibier : la grande majorité des espèces est protégée en France. La protection de la faune sauvage a été nécessaire dès 1902 pour protéger le castor d’Eurasie qui, après avoir été dans quasi toutes les rivières et ruisseaux de France et avoir enrichi les trappeurs, les fourreurs, les moines et les parfumeurs, ne subsistait plus qu’en Camargue. La notion d’oiseaux utiles, en opposition aux oiseaux nuisibles, est apparue par la suite, protégeant notamment les mésanges pour leur participation à la lutte contre les insectes.

En 1972, après avoir été exterminés volontairement, les rapaces* devenaient à leur tour utiles. C’est en 1976 que la première loi de protection de la nature a permis de protéger la majorité des espèces en opposition aux espèces nuisible et aux espèces gibier.

Il faudra attendre 1999 pour compléter la liste des espèces protégées par les espèces oubliées ou sans statut, comme les moineaux et le fameux bruant ortolan.

La protection des animaux engage notre responsabilité et notre bon sens sous peine de sanctions relativement conséquentes. Alors que le chardonneret élégant était abondamment capturé jusque dans les années 1970 pour la beauté de son plumage et de son ramage*, la loi de 1976 sauva l’espèce : celui qui capture et enferme cet oiseau est passible de la confiscation du véhicule qui permet son transport, de la confiscation des cages, de la destruction des pièges, d’une présentation devant le tribunal, d’une amende pouvant s’élever jusqu’à 10 000 €, et de prison pour les récidivistes.

Les oiseaux sont beaux à regarder et à entendre, mais c’est leur liberté que nous envions.

– Anecdote, comportement social et amoureux : pour s’enrichir et faciliter la mémorisation.

Préambule

Cet ouvrage n’a pas vocation à remplacer les guides d’identification des oiseaux.

Il vous permettra d’entrevoir ce monde merveilleux des oiseaux, et même d’y rentrer, comme le font les naturalistes qui découvrent dans chaque être vivant (faune et flore) des particularités d’adaptation qui, bien souvent, nous surprennent parce qu’elles dépassent notre imagination.

Les oiseaux, comme tous les êtres vivants, n’ont qu’un objectif : être éternel. N’entendez pas cette éternité comme être à jamais vivant, mais être éternel au travers de la transmission du patrimoine génétique, du meilleur de soi-même à sa descendance pour vivre et poursuivre cette mission éternellement. La sélection s’opère immédiatement et à tout instant, et seuls ceux qui sont le plus aguerri aux exigences du milieu (du biotope*) pourront poursuivre leur mission de transmission. Pour chaque individu qui se reproduit, c’est comme un nouvel embranchement, une nouvelle voie, une stratégie qui s’affirme ou qui dérive…

L’embranchement des oiseaux est apparu il y a 140 millions d’années ; pourtant, aujourd’hui, il nous reste entre 11 000 et 13 000 espèces d’oiseaux qui, outre les formes et les couleurs, ont des stratégies de survie qui en font nos anecdotes d’aujourd’hui.

La reproduction des oiseaux

Les oiseaux qui se reproduisent en France se sont adaptés au fil du temps à l’évolution des conditions météorologiques et des ressources alimentaires qui en découlent.

Près de la moitié des espèces sont de grands migrateurs : après s’être reproduites au Nord, où les ressources alimentaires étaient très abondantes et leur permettaient d’élever leur progéniture, elles sont obligées de quitter ces contrées qui leur deviennent inhospitalières, et descendent au Sud. Pour certaines, comme les oies par exemple, la reproduction s’est déroulée dans le Grand Nord (Norvège, Suède, Finlande), et elles nous rejoignent en hiver. Pour la plupart des insectivores, comme les hirondelles, après s’être reproduits, ils sont obligés de rejoindre l’Afrique pour trouver des proies.