La guerre froide, un combat de longue haleine - Xavier De Weirt - ebook

La guerre froide, un combat de longue haleine ebook

Xavier De Weirt

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Opis

Découvrez enfin tout ce qu’il faut savoir sur la guerre froide en moins d’une heure !

1945. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe est exsangue. Deux pays sortent pourtant gagnants du conflit : les États-Unis et l’URSS. Or, ces deux superpuissances défendent des valeurs diamétralement opposées, non seulement sur le plan idéologique, mais aussi économique. S’ensuit un affrontement inévitable, dont les conséquences pourraient faire sombrer le monde entier dans un conflit d’autant plus dangereux que les deux puissances sont détentrices de l’arme atomique.

Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
• Le contexte de l’époque
• Les acteurs majeurs qui ont pris part à l’événement
• Le déroulement de la guerre froide
• Les répercussions de la guerre froide

Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES | Grands Événements », Xavier De Weirt nous plonge dans l’un des conflits les plus importants du XXe siècle. Si la Seconde Guerre mondiale vient de se terminer, les tensions entre les deux plus grandes puissances ne se sont pas apaisées avec elle. Au contraire : chacune se réserve le droit d’universaliser son mode de fonctionnement, faisant naître de très nombreuses crises. D’une importance capitale, ce conflit dessine les contours de l’avenir mondial. »
Stéphanie Dagrain

À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grands Événements
La série « Grands Événements » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante faits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur un sujet précis, tout en allant à l’essentiel, et ce en moins d’une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d’histoire.

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LA GUERRE FROIDE

Quand ? Entre 1947 et 1991

Où ? En Amérique, en Europe, en Asie et en Afrique

Contexte ? Conflit idéologique opposant l’Union soviétique aux États-Unis suite à la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

Protagonistes ?

Joseph Staline, homme d’État soviétique (1878/1879-1953)

Andreï Jdanov, homme politique soviétique (1896-1948)

Harry S. Truman, homme d’État américain (1884-1972)

George F. Kennan, diplomate américain (1904-2005)

Issue ? Victoire des États-Unis

Répercussions ?

La fin de l’ordre bipolaire

La mondialisation

Les inégalités Nord-Sud

Les guerres ethniques

L’islamisme radical

Le terrorisme international

INTRODUCTION

La Seconde Guerre mondiale s’achève avec la capitulation du Japon le 14 août 1945, au lendemain des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Les États-Unis et l’Union soviétique ressortent renforcés du conflit ; l’Europe, elle, est exsangue. Les deux grandes puissances tentent alors de s’accorder pour organiser la paix mondiale, mais des tensions apparaissent très rapidement entre ces régimes politique et économique que tout oppose.

De 1947 à 1953, une première phase d’affrontements entre les deux superpuissances divise l’Europe et l’Asie en deux blocs politiques et militaires. La maîtrise conjointe de l’armement nucléaire dissuade cependant l’ouverture à un conflit mondial généralisé. Dès lors, ce sont sur les marges d’un espace Est-Ouest cadenassé qu’éclateront les conflits armés, engendrant plusieurs millions de morts. Russes et Américains rivalisent sur leur potentiel de destruction et s’engagent dans une impressionnante course à l’armement, créant les conditions de l’existence d’un monde bipolaire stabilisé. Mais lorsque surgit la crise des missiles de Cuba, en 1962, la guerre nucléaire entre les deux grands est évitée de justesse. Apparaît alors l’idée qu’un contrôle plus strict des arsenaux militaires est nécessaire, et même urgent.

Au milieu des années soixante, l’hégémonie des deux grandes puissances connaît quelques failles. La décolonisation, la montée en puissance de nouveaux acteurs, les difficultés économiques et les critiques acerbes de l’opinion publique mondiale portent en effet atteinte aux bases mêmes du condominium (droit de souveraineté exercé par plusieurs États sur un territoire) américano-soviétique, imposant une phase de détente entre les deux blocs.

À la fin des années soixante-dix, de nouvelles tensions relancent les craintes d’une guerre mondiale. L’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques, en décembre 1979, plonge la fédération dans une grave crise sociale, politique et économique. Lorsque Mikhaïl Gorbatchev arrive au pouvoir en 1985, on pense la fin de la guerre avec les États-Unis proche. Mais les dernières tentatives de réforme de l’appareil soviétique entraînent des divisions au sein du parti communiste, alors qu’à travers le monde les économies socialistes commencent à s’écrouler. L’Union soviétique s’effondre définitivement en 1991, mettant fin à la guerre froide qui, lourde de conséquences, dessinera les contours de l’avenir mondial.

CONTEXTE

L’UNION DES PUISSANCES

Au mois de juin 1941, en pleine guerre mondiale, une grande alliance est nouée entre des pays en totale opposition idéologique. Afin de mettre en commun les ressources nécessaires à l’écrasement de l’Allemagne hitlérienne, la Grande-Bretagne de Winston Churchill (1874-1965) et les États-Unis de Franklin Roosevelt (1882-1945) décident de mener la guerre aux côtés de l’Union soviétique de Joseph Staline. Ensemble, ils poussent l’Allemagne nazie à capituler le 8 mai 1945. Les trois grandes puissances doivent dès lors négocier le partage du pouvoir sur le monde, le prix que devra payer l’Allemagne pour les dommages causés pendant la guerre et, surtout, le rétablissement d’un ordre mondial pacifié.

L’ÉMERGENCE DE NOUVEAUX RAPPORTS DE FORCE EN 1945

Les États-Unis

Les États-Unis sont les grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Ayant profité de l’économie de guerre, leur produit national brut a augmenté de 220 % depuis leur entrée dans le conflit en décembre 1941, et leurs pertes matérielles et humaines sont limitées. Les Américains disposent par ailleurs d’une armée extrêmement performante tant au niveau humain que technologique. C’est en effet la seule nation à posséder l’arme atomique, mise au point avec l’aide de scientifiques et de militaires nazis quelques années plus tôt. Leur santé financière est telle qu’à la sortie du conflit, les États-Unis assurent environ 50 % de la production industrielle mondiale et participent pour un tiers des exportations mondiales. Leur objectif à court terme est de démobiliser les 12 millions de soldats encore en poste à l’étranger et de reconvertir leur économie.

L’Union soviétique

De son côté, l’Union soviétique a enregistré les pertes humaines les plus importantes de la guerre (environ 20 millions de personnes), et a perdu une grande partie de ses capacités matérielles. Les autorités chiffrent à 679 milliards de roubles les dommages directs occasionnés par le conflit. Mais le système soviétique, basé sur la planification, le collectivisme et l’autorité contraignante d’un parti unique, a prouvé durant l’entre-deux-guerres toute son efficacité. Ainsi, au vu du contexte international, il apparaît essentiel pour les principaux décideurs politiques de remettre à niveau le complexe militaro-industriel russe. La mise en œuvre du quatrième plan quinquennal (document de planification étatique qui organise le développement économique sur une période de cinq ans), en 1946, permet la remise sur pied rapide des principaux secteurs de l’économie soviétique. Ce rétablissement est d’une importance capitale puisqu’avec les États-Unis, l’Union soviétique est la seule puissance capable d’exercer une influence notable dans cette période d’après-guerre. Tout comme les millions de soldats américains encore en poste à l’étranger, sa puissante armée reste en place au sein des pays libérés. Ainsi, si l’Union soviétique apparaît bel et bien décimée par la guerre, elle peut toutefois légitimement prétendre au rang de superpuissance.

L’Europe

À l’inverse, les pays européens sont dévastés : les populations sont décimées, les pertes matérielles catastrophiques et l’économie à l’arrêt. Sur le plan politique règne une grande instabilité due à la fin de l’occupation allemande et au retour des gouvernants dans leur pays, ce qui se traduit bientôt par des révoltes. Pour les populations qui ont subi directement l’invasion allemande, la figure du héros de la guerre est à chercher du côté de la Résistance, et non des hommes politiques exilés. Par conséquent, des mouvements sociaux apparaissent, souvent soutenus par les partis communistes européens. Et pour cause, ceux-ci ont joué un rôle de premier plan dans l’alimentation de la Résistance européenne, grâce notamment à l’action centralisatrice du Komintern (Internationale communiste sous contrôle soviétique, dissoute en 1943). Grâce à son action déterminante face à l’armée allemande, l’Union soviétique jouit d’une grande popularité auprès des peuples occidentaux. Ainsi, lors des premiers scrutins, les partis communistes réalisent des scores historiques. En Grande-Bretagne, ce sont également les partis de gauche qui remportent les premières élections organisées après la fin du conflit, faisant naître les craintes d’un rapprochement avec des mouvements communistes. En Belgique, l’annonce du retour sur le trône du roi Léopold III (1901-1983), très conciliant envers les Allemands pendant la guerre, mène le pays au bord de la guerre civile. En Grèce, malgré un accord territorial passé en 1944 entre Joseph Staline et Winston Churchill, une guerre fratricide éclate au mois de mars 1946, opposant les communistes du général Markos (1906-1992) aux troupes monarchistes du roi George II (1890-1947). Le conflit s’achève en 1949 avec la défaite des communistes.

Le reste du monde

La situation est tout aussi complexe dans le reste du monde en raison d’une forte colonisation, visible surtout en Afrique et en Asie. Mais l’Amérique latine subit également de plein fouet ce phénomène et passe sous la domination complète des États-Unis. Le Japon, qui fait partie des grands perdants de la guerre, voit ses conquêtes territoriales distribuées entre les puissances après sa reddition :