L'Œil moteur. Art optique et cinétique 1950-1975 (Strasbourg - 2005) - Encyclopaedia Universalis - ebook

L'Œil moteur. Art optique et cinétique 1950-1975 (Strasbourg - 2005) ebook

Encyclopaedia Universalis

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L'exposition organisée par le musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg sur l'art optique et cinétique de 1950 à 1975 s'inscrit dans la suite des manifestations Aux origines de l'abstraction au musée d'Orsay, en 2003-2004, et Sons et lumières au Centre Georges-Pompidou...

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Reconnue mondialement pour la qualité et la fiabilité incomparable de ses publications, Encyclopaedia Universalis met la connaissance à la portée de tous. Écrite par plus de 7 200 auteurs spécialistes et riche de près de 30 000 médias (vidéos, photos, cartes, dessins…), l’Encyclopaedia Universalis est la plus fiable collection de référence disponible en français. Elle aborde tous les domaines du savoir.

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Universalis, une gamme complète de resssources numériques pour la recherche documentaire et l’enseignement.

ISBN : 9782341009638

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Les grandes expositions sont l’occasion de faire le point sur l’œuvre d’un artiste, sur une démarche esthétique ou sur un moment-clé de l’histoire des cultures. Elles attirent un large public et marquent de leur empreinte l’histoire de la réception des œuvres d’art.

Sur le modèle des fiches de lecture, les fiches exposition d’Encyclopaedia Universalis associent un compte rendu de l’événement avec un article de fond sur le thème central de chaque exposition retenue : - pour connaître et comprendre les œuvres et leur contexte, les apprécier plus finement et pouvoir en parler en connaissance de cause ; - pour se faire son propre jugement sous la conduite de guides à la compétence incontestée.

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L’Œil moteur. Art optique et cinétique 1950-1975 (Strasbourg - 2005)

L’exposition organisée en 2005 par le musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg sur l’art optique et cinétique de 1950 à 1975 s’inscrit dans la suite des manifestations Aux origines de l’abstraction au musée d’Orsay, en 2003-2004, et Sons et lumières au Centre Georges-Pompidou, en 2004, à Paris.

Il semble donc que s’élabore l’étude d’un champ jusqu’alors peu considéré dans l’histoire de l’art de notre temps, composé de pratiques relevant moins de l’ordre classique des beaux-arts que de la notion d’art total. Les mêmes historiens de l’art s’y retrouvent, commissaires et signataires de textes dans les catalogues. L’approche de Marcella Lista, Arnauld Pierre et Pascal Rousseau souligne le présupposé d’une concordance des sens qui a permis aux artistes de passer d’un médium à un autre.

Après « l’œil solaire » et « l’œil musical » à Orsay, L’Œil moteur à Strasbourg se décline encore en trois parties : « l’œil corps », « l’œil computer », « l’œil sonore ». Litanie, ou chant du cygne d’un mode de représentation pour lequel l’œil était l’organe majeur à l’œuvre. Peu à peu, l’habitude du regard se trouve relayée par un appel à la participation active du spectateur, convoquant d’autres sens, dont le toucher et l’ouïe.

Le premier symptôme de cette transformation est la recherche d’une mise en mouvement de l’œil, par les tableaux eux-mêmes, qui s’animent lorsque le spectateur les touche ou se modifient quand il se déplace. Cruz-Diez expérimente des effets de moiré en superposant des trames de couleurs différentes. Soto invente les Pénétrables. Le Parc propose de marcher sur des Dalles mouvantes (1964) qui claquent sous le poids du corps.

Cette tendance à convier le spectateur à l’action mène à la création d’environnements spectaculaires. En 1964-1968, Alviani tapisse les surfaces d’une pièce et en fait disparaître les angles. Le Labyrinthe