La mode à Paris - Charles Ballard - ebook

La mode à Paris ebook

Charles Ballard

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Opis

Extrait : "Le mot court les rues sans que la chose soit comprise. Porter des vêtements de telle forme, de telle étoffe, de telle couleur ; se coiffer de telle façon ; se botter de telle autre ; aux yeux des gens superficiels, voilà la mode ! erreur."À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARANLes éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes. LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants : • Livres rares• Livres libertins• Livres d'Histoire• Poésies• Première guerre mondiale• Jeunesse• Policier

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Note de l’éditeur

Paris, ou le Livre des Cent-et-Un publié en quinze volumes chez Ladvocat de 1831 à 1834, constitue une des premières initiatives éditoriales majeures de la « littérature panoramique », selon l’expression du philosophe Walter Benjamin, très en vogue au XIXe siècle. Cent un contributeurs, célèbres pour certains, moins connus pour d’autres, appartenant tous au paysage littéraire et mondain de l’époque, ont écrit ces textes pour venir en aide à leur éditeur qui faisait face à d'importantes difficultés financières… Ainsi ont-ils constitué une fresque unique qui offre un véritable « Paris kaléidoscopique ».

Le présent ouvrage a été sélectionné parmi les textes publiés dans Paris ou le Livre des Cent-et-Un. De nombreux titres de cette fresque sont disponibles auprès de la majorité des librairies en ligne.

La mode à Paris
I

Le mot court les rues sans que la chose soit comprise. Porter des vêtements de telle forme, de telle étoffe, de telle couleur ; se coiffer de telle façon ; se botter de telle autre ; aux yeux des gens superficiels, voilà la mode ! erreur. Bien qu’Ulhendorf ait fourni l’habit, Ashley la chaussure, Valker les gants, Bandoni le chapeau, on peut être encore un personnage fort disgracieux, fort emprunté, fort maussade, fort peu à la mode. C’est que la mode a d’autres exigences que celles dont se prévaut la vanité du tailleur, du coiffeur ou du bottier. Dans son acception rigoureuse, mode signifie manière d’être, du substantif latin modus. Donc, être à la mode implique la nécessité de conformer ses gestes, ses paroles, son maintien, son costume, aux goûts et aux prédilections du monde ; ainsi le vêtement n’est qu’un accessoire. Puis, comme le monde goule de préférence ce qui est bien, il appert, à mon avis, que la mode doit être le culte du beau, la science des convenances, l’art de se dégrossir, de se polir, de se perfectionner.

Examinée sous cette face, la mode serait la chose la plus attrayante, la plus utile, la plus adorable qui se pût trouver. Mais à Paris moins qu’ailleurs, on ne doit compter sans la sottise, et, sauf de rares exceptions, homme à la mode est devenu synonyme d’homme ridicule.

Ce sont les gens ridicules au point de vue de ta mode que je vais disséquer ici. Les uns, sous prétexte de s’en constituer les chevaliers errants, se livrent à de perpétuels attentats contre la décence et le bon ton ; les autres, sous la forme du dédain et du mépris, ne sont ni moins odieux, ni moins absurdes. Le sujet se divise par conséquent en deux classes de coupables : 1°. « coupables par exagération et sottise ; 2°. coupables par insouciance ou par système. » Pour ceux-ci comme pour ceux-là, point de quartier !

Abordant les variétés de la première classe