La Matière des oeuvres magiques - Ligaran - ebook

La Matière des oeuvres magiques ebook

Ligaran

0,0

Opis

Extrait : "Tous ceux qui se sont un peu occupés de sciences occultes savent que les phénomènes étudiés par ces sciences se produisent par ou dans un agent qui, sous le nom de Corps astral, fait partie de l'homme et, sous celui de Lumière astrale, est répandu dans tout l'univers."

Ebooka przeczytasz w aplikacjach Legimi na:

Androidzie
iOS
czytnikach certyfikowanych
przez Legimi
Windows
10
Windows
Phone

Liczba stron: 59

Odsłuch ebooka (TTS) dostepny w abonamencie „ebooki+audiobooki bez limitu” w aplikacjach Legimi na:

Androidzie
iOS



EAN : 9782335030334

©Ligaran 2015

Préface

L’occultisme permet d’aborder l’étude des forces de la Nature, soit, dans leur cause, par la connaissance des principes émanés du monde archétype (Voy. le Sepher de Moïse, traduction Fabre d’Olivet) ; soit dans leurs effets ou manifestations extérieures, par la connaissance des rapports analogiques qui relient le monde visible (physique) au monde invisible immédiatement supérieur (l’astral).

C’est ainsi que, dans un arbre, le botaniste instruit pourra remonter à première vue au caractère morphologique de la graine (cause seconde) ; de même que l’on pourra, d’autre part, déduire la nature et la vigueur de la sève (image du plan astral) de l’aspect extérieur de l’écorce.

Dans son étude sur « la Matière des Œuvres magiques » M. Marius Decrespe, un jeune savant nouvellement venu à ces études d’ésotérisme, emploie la seconde de ces méthodes. – C’est à la recherche du plan astral, tel qu’il peut être déduit de ses manifestations dans le plan physique qu’est consacré cet intéressant travail. M. Decrespe applique les réglas positives de l’expérimentation, telle qu’elle peut être conçue par un physicien sérieusement instruit, aux forces en action dans l’astral. Nous signalerons dès le début la clarté avec laquelle la distinction entre les caractères de la matière et du mouvement sont nettement établis, pour arriver à notion d’énergie, sur laquelle l’auteur va particulièrement insister.

C’est en possession de ces premières et solides déductions que M. Decrespe aborde l’étude du fluide, dont la définition a donné lieu à tant d’erreurs. Après avoir déterminé la définition du fluide par les maîtres de l’occultisme, l’auteur montre comment la science contemporaine conduit à une conception presque identique, en étudiant les états de la matière dans sa raréfaction progressive, et l’action de l’énergie sur cette matière ainsi différenciée. Il aboutit enfin à cette constatation : « Entre ces déductions rigoureuses, basées sur des faits bien connus, et les leçons d’Éliphas Lévi, l’identification est complète. »

Ainsi voilà un nouvel essai de conciliation de l’occultisme avec la science la plus précise, qui vient aboutir à une éclatante identité entre les deux doctrines qui semblent si opposées en apparence.

Tant que M. Decrespe reste dans ce domaine de la physique, où il est plus particulièrement compétent, nous ne pouvons que le féliciter hautement de la netteté et de la hauteur de vues auxquelles il atteint dans son travail.

Mais l’auteur nous permettra de faire certaines réserves, en ce qui touche ses déductions physiologiques. Trois plans sous trois aspects, synthétisés par l’Unité radicale, se croisent dans la nature pour produire les divers phénomènes que nous étudions.

Or, c’est à l’étude d’un seul de ces plans (le physique), sous ses trois aspects, il est vrai, que M. Decrespe a consacré son étude. Il ne faut donc pas se presser de réclamer l’introduction des principes de la physique et des mathématiques dans la physiologie, sous peine de méconnaître l’action de deux autres plans de forces, dont on détermine facilement l’existence, quand on applique à l’étude de la vie, les déductions tirées de la conception du monde archétype. C’est la vitalité, et non la vie, que M. Decrespe déduit de sa remarquable étude ; et, ces réserves faites, nous nous empressons de reconnaître que ce travail sur « la Matière des Œuvres magiques » indique un esprit sérieux et large, possédant fort bien les principes de la science contemporaine, et auquel l’étude de l’ésotérisme révèle des mondes aussi intéressants, sinon plus, à étudier que le monde physique. – Un tel effort fait le plus grand honneur à notre cause, venant d’un tel auteur.

PAPUS.

La matière des œuvres magiques

Tous ceux qui se sont un peu occupés de sciences occultes savent que les phénomènes étudiés par ces sciences se produisent par ou dans un agent qui, sous le nom de Corps astral, fait partie de l’homme et, sous celui de Lumière astrale, est répandu dans tout l’univers.

 

Qu’est-ce que le corps astral ?

Cette question est une de celles que posent le plus fréquemment les débutants en occultisme et qui les embarrassent le plus. Dans une de ses charmantes causeries, Papus disait que c’est presque toujours le premier renseignement que lui demandent les gens du monde curieux de jeter un coup d’œil sur la science maudite.

Cela n’est pas étonnant ; cette dénomination même de corps astral possède une allure bizarrement mystérieuse qui met en défiance et attire à la fois les esprits superficiels, les intelligences positives et les âmes pieuses de notre fin de siècle ; puis l’Église et l’Académie semblent d’accord – pour une fois, savez-vous ! – pour repousser dans le domaine de la fantasmagorie la plus échevelée la constitution ternaire de l’homme.

Et pourtant, occultistes, savants universitaires et même théologiens ne sont pas loin de s’entendre ; ils ne se chicanent que sur une question de mots ; mais, comme dit excellemment G. Vitoux dans sa brochure sur l’Occultisme scientifique, quelle terrible barrière que celle qui est faite de mots seulement !

Les lignes suivantes ont pour but de chercher à préciser le sens de ce terme : corps astral.

*
**

Si l’on s’en rapporte aux occultistes de toute espèce – et, sous ce nom, nous englobons ici les magnétiseurs, les spirites, les théosophes et les occultistes proprement dits – le corps astral ou périsprit, ou tel autre nom qu’on donne au principe intermédiaire de l’homme, est du fluide spécialisé, de même que le corps physique est de la matière spécialisée, de même aussi que l’esprit est de l’énergie intelligente spécialisée ; en d’autres termes, l’homme est composé de trois parties dont chacune est extraite d’un des trois grands éléments de l’univers. Cette définition résume d’une façon très générale les enseignements des différentes écoles d’occultisme dont quelques-unes, entre autres le Groupe indépendant d’Études ésotériques, ont, d’ailleurs, poussé leurs études analytiques beaucoup plus loin.

On croit savoir généralement ce que sont l’énergie, le fluide et la matière ; il semble que cette croyance soit erronée.

Si l’on cherche à pénétrer d’abord la nature du fluide, on voit que le langage exotérique applique ce nom à tout ce qui n’est pas solide, c’est-à-dire aux liquides, aux gaz et aux corps à l’état radiant ; une définition si élastique ne peut satisfaire les moins exigeants. Les groupes précités s’en forment une autre idée ; le fluide, disent-ils, et, parmi eux, surtout les spirites et les magnétiseurs, est une chose intermédiaire entre l’énergie immatérielle et la matière, qui n’est ni l’une ni l’autre, mais qui cependant tient des deux.

Comme il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, on peut penser a priori que cette définition assez vague peut être inexacte. Le raisonnement positif et l’expérience permettront de voir ce qu’il en est.

Cette conception du fluide par les occultistes prend évidemment sa source dans l’idée d’unité de la nature : La matière et l’énergie sont deux aspects, deux polarités d’une seule et même chose ; le fluide en est le moyen terme et la forme transitoire.