Alexandre Ier - Bernard de Lovinfosse - ebook

Alexandre Ier ebook

Bernard de Lovinfosse

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Opis

Découvrez enfin tout ce qu'il faut savoir sur Alexandre Ier en moins d'une heure !Petit-fils de Catherine II et continuateur de sa politique libérale, le tsar de Russie Alexandre Ier a su, en quelques années, changer le visage de son pays et de l'Europe. Bien que sa volonté d'occidentaliser l'empire n'aie pas pleinement abouti, la mise en place d'un réseau d'enseignement n'a pas été vaine et a su former l'élite russe de ses successeurs. Et si la fin de sa vie est marquée par un certain mysticisme et une politique conservatrice, il restera dans nos esprits le tsar du libéralisme.Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur :•   La vie du tsar•   Le contexte politique et social de l'époque•   Les temps forts de son règne•   Les conséquences de son actionLe mot de l'éditeur :« Dans ce livret, l'auteur, Bernard de Lovinfosse, dresse pour nous le portrait d'un homme investi dans sa politique d'occidentalisation de son pays. Après s'être penché sur le contexte historique qui a précédé son règne, principalement marqué par la politique libérale de Catherine II, et la biographie du tsar, l'auteur s'arrête sur les événements marquants de sa vie, de ses idéaux ainsi que de son opposition à Napoléon. Ce petit livre se clôt sur les répercussions de ses actions et de sa mort. » Laure DelacroixÀ PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes PersonnalitésLa série Grandes Personnalités de la collection « 50MINUTES » présente plus de cinquante hommes et femmes qui ont marqué l'histoire d'une manière ou d'une autre. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent faire le tour d'un sujet précis, tout en allant à l'essentiel, et ce en moins d'une heure. Nos auteurs combinent les faits historiques, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d'histoire.

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Alexandre Ier. Le tsar européen

Réformer la Russie et remodeler l’Europe à l’aube d’une nouvelle ère

Naissance ? Né le 23 décembre 1777 (le 12 décembre du calendrier julien) – Saint-Pétersbourg (Russie)Mort ? Décédé le 1er décembre 1825 (le 12 novembre du calendrier julien) – Taganrog (Russie)Faits marquants ?Réforme du gouvernement russe, de l’armée et des affaires étrangèresConquêtes territorialesIntervention dans la vie quotidienne du peuple russe par une loi sur la libération des serfs, la fondation d’un réseau d’écoles et d’universités d’État ainsi que le développement de l’édition et de l’imprimerie.

Celui qui a été le véritable vainqueur de Napoléon (premier empereur des Français, 1769-1821) à la suite de sa campagne de Russie de 1812, prélude à sa défaite finale, se présente comme une personnalité assez complexe, au point de le voir qualifié de « sphinx indéchiffrable jusqu’au tombeau » par le poète et romancier russe Pouchkine (cité dans WASILEWSKI (Kazimierz), Le règne d’Alexandre Ier : la faillite d’un régime et le premier assaut révolutionnaire (1818-1825), Paris, Plon, 1925, p. 379).

Le jeune Alexandre évolue durant sa jeunesse sous les auspices de la philosophie des Lumières qui a influencé le règne de sa grand-mère Catherine II (impératrice de Russie, 1729-1796), une ère de développement intense pour le pays. Son fils Paul, tsar fantasque et contradictoire, n’a eu de cesse de défaire l’œuvre réformatrice de sa mère et de faire des choix politiques désastreux pour son pays, ce qui lui a finalement coûté la vie.

Porté au pouvoir suite à la fin tragique de son père, Alexandre Ier se pose en véritable successeur de Catherine II et porte pour son pays l’espérance d’une nouvelle ère de prospérité. Prenant exemple sur les cercles qui rassemblent les élites en vue de réfléchir sur le fonctionnement du pouvoir (particulièrement à la mode en Europe), le nouveau tsar réunit régulièrement ses proches amis et conseillers. Il a une vue précise de l’état du gouvernement de son pays, qualifiable à cette époque de moyenâgeux du point de vue de l’Occident.

La tâche qui lui incombe se révèle immense. Des siècles sont à rattraper pour accéder au progrès des pays européens. Or le temps va s’avérer plus court que prévu, car c’est la politique extérieure, quelque peu agitée, qui va monopoliser toute l’attention du tsar. L’arrestation du duc d’Enghien (petit-fils du prince de Condé) le 15 mars 1804 sur les terres de sa mère engage définitivement le jeune tsar à entrer en guerre contre l’homme le plus puissant d’Europe qui cumule alors les victoires, Napoléon.

Pétri de remords quant aux circonstances douteuses de la mort de son père, Alexandre Ier est un homme atteint par un mysticisme exalté et peu orthodoxe qui va aborder les dix dernières années de son règne en une phase conservatrice, malgré un souci de réforme certain. Les circonstances de sa mort restent également floues : serait-il mort vers 1825 ? Ou dans les années 1860, sous les traits d’un honorable starets en odeur de sainteté ? Le mystère reste entier...

Biographie

Alexandre Ier par George Dawe (peintre anglais, 1781-1829), vers 1820.

Le jeune Alexandre naît au palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg (Russie) le 23 décembre 1777. Ses parents sont le tsarévitch Paul Ier (1754-1801) et Maria Fiodorovna, née Sophie Dorothée de Wurtemberg (1759-1828). Sa grand-mère, l’impératrice Catherine II, le sépare très vite de ses parents et confie son éducation à des précepteurs, principalement Frédéric César de La Harpe (homme politique suisse, 1754-1838), qui lui donnent une formation clairement inspirée par les idées libérales issues des Lumières.

Portrait de Catherine II de Russie par Fyodor Rokotov (1736-1808), vers 1770.

Elle voit en effet en cet enfant la personne la plus à même de s’inscrire dans la continuité de son règne, davantage qu’en son propre fils Paul Ier, qu’elle estime incapable de gouverner le pays. Elle lui trouve une femme en la personne de Louise Augusta de Bade, convertie à l’orthodoxie sous le nom d’Elisabeth Alexeïevna (princesse allemande devenue impératrice de Russie, 1779-1826).

À la mort de l’impératrice en 1796, c’est finalement son fils Paul qui lui succède sur le trône, comme l’exige la tradition. Bien qu’Alexandre soit au courant de la volonté de sa grand-mère de le placer au pouvoir, il reconnaît son père Paul Ier comme le digne successeur.

Or la politique profrançaise et répressive à l’égard de l’élite russe que le nouvel empereur entreprend attise le mécontentement des ministres et de la cour, à tel point qu’un complot mené par le ministre Nikita Petrovitch Panine (homme politique russe, 1710-1837) se trame pour le faire abdiquer au profit de son fils.

Ses détracteurs auront finalement eu raison de lui : Paul Ier