Au secours ! Mes parents sont bio, zen et sans gluten… - Nathalie Lombard - ebook

Au secours ! Mes parents sont bio, zen et sans gluten… ebook

Nathalie Lombard

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Opis

L'écologie, oui... mais en conservant du bon sens !

Léna est une adolescente bien de son temps qui déteste les changements, quels qu'ils soient.
Dommage pour elle car ses parents, eux, sont à un tournant de leur vie et décident de tout changer : quitter la ville pour la campagne, se tourner vers le tout bio pour une vie plus saine, lutter contre le superflu et le gaspillage... Bref, Léna doit faire face à la fin de son monde.
Va-t-elle y parvenir ? Comment réussira-t-elle à se retrouver dans cette révolution ?

Découvrez ce petit roman plein d'humour et de sagesse qui n'hésite pas à nous montrer que l'excès nuit à la cause qu'il défend !

EXTRAIT

- What ? Tu ne manges que de l’herbe ! s’exclame-t-elle un peu trop fort à mon goût.
Que de l’herbe ! Non mais, je te jure ! Quel sens de l’exagération cette Sabrina ! Du coup, tous suspendent leur fourchette et me regardent, intrigués. Ne me dites pas que je suis la seule fille dans ce collège à ne pas manger de viande ! Alors je me justifie, comme si j’étais coupable d’un crime, expliquant que seule la viande ne trouve pas grâce à mes yeux mais qu’en revanche, je mange bien volontiers tout le reste de ce que dame nature a la grande bonté de nous offrir.
- En plus d’être végétarienne, elle est bio. Regardez, elle ne prend que des produits bio ! renchérit Sabrina en étudiant mon plateau.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Nathalie Lombard est née le 9 juillet 1967 à Sens et vit avec sa famille près de Dijon. Parallèlement à son travail, elle s’adonne à ses passions artistiques : l’écriture et la peinture. Elle se passionne également pour la généalogie, les histoires familiales et plus particulièrement la psychognénéalogie. Elle donne régulièrement des conférences sur ce thème pour le plaisir de l’échange et du partage.
Elle écrit des histoires drôles pour les enfants (que les grands prendont plaisir à lire aussi !), même et surtout si le sujet ne l’est pas : Tout ça pour un appareil dentaire et Au secours mes parents sont bio zen et sans gluten. Elle écrit également des aventures drôles et mystérieuses saupoudrées de fantastique ( Les aventures de Paul et Lilas) et des histoires pour adultes ( Des nouvelles du cœur).

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Table des matières

Table des matières

Au secours ! Mes parents sont bio, zen et sans gluten…

Nouvelle !

Y fé koi ton père ?

LÉNABIO.

SOS Internet.

Accro et à cran.

Bienvenue à Zarbiland !

Sans goût et sans gluten !

Petit coin et grande surprise.

Clope, hamburger et trahison.

Grosses larmes et petit cadeau.

Disputes, valises et portes qui claquent.

Intrus… et malotrue.

Opération commando.

Le petit secret de Mère Térésa.

L’effet dominos.

Sabrina, par pitié, fais-le taire !

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Au secours ! Mes parents sont bio, zen et sans gluten…

Nathalie LOMBARD

Illustrations Katia HUMBERT

Nouvelle !

Je m’appelle Léna. Je viens d’intégrer le collègeLaurent Jamaire. Je suis nouvelle. En troisième. Pas cool. Tout ça, je le dois à mes parents qui ont subitement décidé de déménager et de changer radicalement leur mode de vie.

Aujourd’hui, jour tant redouté de la rentrée, je suis fébrile et angoissée. Où se trouve ma classe ? Je sais pertinemment qu’il n’y aura pas d’appel comme au bon vieux temps de la sixième, pas de présentation de l’établissement, pas de visite guidée avec plan détaillé. Non. On lâche les fauves et débrouillez-vous ! La direction part du principe qu’on connaît les lieux et si ce n’est pas le cas, en troisième, on se doit d’être autonome.

Sur papier, c’est exact mais j’aurais bien aimé l’y voir, Monsieur le principal, à 14 ans, seul dans un nouveau collège ! Perdue dans ce dédale de couloirs, sans aide amicale, je navigue en solitaire, essayant de me repérer dans la jungle sans boussole, d’identifier les indigènes de troisième. J’en pleurerais de rage.

Normalement, dans les films, c’est à ce moment précis du scénario qu’un beau garçon se profile et se précipite vers l’héroïne - en l’occurrence moi - pour lui susurrer :

- Je parie que tu es Léna… Sois la bienvenue, laisse-moi te guider…

Le tout en faisant un max pour obtenir une ébauche de sourire de la belle, toujours moi ! Manifestement je n’ai rien à voir avec Bella de Twilight, ou encore Katniss de Hunger games (mes deux sagas préférées) car j’ai beau scruter l’horizon, aucun beau gosse n’accourt vers moi pour me venir en aide.

Je finis par trouver la salle des 3e3. Mon instinct m’a assistée. Un petit coup d’œil en direction des élèves de ma classe me rassure. Globalement, je leur trouve une bonne tête, c’est déjà ça. Pour le moment, aucun ne s’intéresse à ma petite personne. Un regard à la dérobée, guère plus. Je suis mal à l’aise, je ne sais ni que faire ni où me mettre. Je dois être rouge comme un crâne chauve en plein soleil.

« Nouvelle » c’est vraiment ce qui pouvait m’arriver de pire ! Surtout en troisième ! Les groupes sont formés depuis déjà trois ans. Et moi dans tout ça ? Comment vais-je m’intégrer sans avoir l’air de m’incruster ? Et si je me trompe ?Si je vais droit vers la pire des calamités du collège ? C’est la panique !

Cette perspective fait remonter à la surface la grosse boule de colère que j’ai contre mes parents. Depuis l’annonce du déménagement, elle ne m’a plus quittée. Tapie au fond de moi, je la sens bouger furieusement.

Mais je dois prendre une décision car tout le monde commence à prendre place. Alors, j’inspire un bon coup et je fonce m’installer à une table vide au fond de la classe. Mon père (ce traître) me dirait : fais confiance à la vie et laisse-toi guider. Alors, advienne que pourra, on verra bien qui le sort m’envoie…

Une fois assise, je tripote mes doigts. Je suis tellement embarrassée que dans peu de temps, je vais me mettre à les compter, histoire de paraître occupée. Je suis pathétique ! Je voudrais tant disparaître… et pulvériser mes parents, ces égoïstes !

Soudain, une fille arrive droit sur moi et s’assied à mes côtés. Je l’observe à la dérobée. Elle a un look démentiel :jupe rouge courte à bretelles, pull noir décolleté, collant à rayures flashy, grosses chaussures montantes noires, longue chevelure brune aux pointes rouges ramassée en queue de cheval, maquillage prononcé mais joli sur son teint halé. Mon cœur de fashionista ne fait qu’un tour ! J’ai devant les yeux une authentique cyber lolita ! Je suis fascinée. Elle me regarde sans détour et me sourit de toutes ses dents bien blanches avant de sortir une feuille et un stylo. Flûte ! J’aurais quand même pu y penser toute seule. C’est moins bizarre de griffonner sur une feuille que de compter ses doigts !

Pendant que je farfouille dans mon sac, quelqu’un prend place devant moi avec la souplesse d’un félin. Un léger parfum vient chatouiller mes narines et éveiller mon attention. Je relève la tête et les battements de mon cœur s’accélèrent.

WAOUH ! Les Dieux sont avec moi ! Non seulement ils sont avec moi mais ils ont même envoyé leur copain Apollon s’installer juste devant moi : grand, blond avec un look à tomber raide. Il est positivement divin. Pendant que je suis bêtement à le regarder bouche bée (pourvu que je ne bave pas), yeux écarquillés (réagis, mais réagis avant de passer pour une sombre idiote !), il me décroche un demi-sourire avant de se retourner. Heureusement car je réalise que j’ai cessé de respirer. Encore un peu et je tournais de l’œil. Idéal pour passer inaperçue quand on est nouvelle ! Ma voisine me donne un léger coup de coude, un sourire narquois au coin des lèvres :

- Moi, c’est Sabrina et toi ? demande-t-elle.

- Léna.

- Il te plaît, pas vrai ?

- Par... par... pardon ? je bredouille.

- Tu as de la chance. À vue de nez, je dirais que tu es son type : blonde, yeux bleus, air fragile. Méfie-toi de Gabriel, beau gosse et briseur de cœurs tendres. Je fais le pari que le tien est en chamallow…

J’hallucine. De quoi se mêle-t-elle ?

- Ne t’inquiète pas pour moi et ne te fie pas aux apparences, je suis une dure à cuire, lui dis-je un peu vexée.

- On verra bien. T’es nouvelle toi ou je me trompe ? Il ne me semble pas t’avoir déjà vue dans ce bahut.

Son regard perçant me passe aux rayons X.

- Je viens d’arriver à Dijon, je ne connais rien ici, ni le collège ni la ville ni personne d’ailleurs…

- Là, tu te trompes, tu me connais moi. Pour le reste, t’inquiète, je pourrais être ton guide si tu veux, me propose-t-elle avec un large sourire.

- Cool, t’es vraiment sympa…

Ou pas. Ou trop.

Une angoisse m’étreint. Pourquoi cet intérêt pour moi ? Est-elle sincère ? Essaie-t-elle de s’accrocher à moi comme une puce sur le dos d’un teckel parce que rejetée par les autres, bannie à cause de son look ou de son caractère épouvantable ? Dans quelle mélasse me suis-je fourrée ? Que faire ? La fuir à toutes jambes avant de me griller pour le reste de l’année ? Lui faire confiance et tenter l’aventure d’une belle amitié ?

- À midi, tu manges avec moi, affirme Sabrina. Je vais te présenter aux autres. On est une sacrée bande de copains, tous ensemble depuis la sixième, y compris Gabriel, bien sûr ! ajoute-t-elle avec malice.

Ouf, je respire. Soit j’ai une chance insolente, soit je ne vois pas l’orage terrible qui s’apprête à fondre sur moi. C’est bizarre, c’est presque trop beau, ça ficherait même les jetons…

- Merci, c’est gentil. Tu t’occupes toujours des nouveaux comme ça ? je fais, faussement décontractée.

- Non, sauf quand je les sens bien et toi, quelque chose me dit que tu vas apporter un petit… je ne sais pas trop quoi encore… un petit tourbillon d’air frais à notre bande, rétorque-t-elle avec assurance.

Je ne sais pas ce qu’elle imagine à mon sujet mais elle se fait des illusions. Je suis une fille plutôt chouette, c’est sûr ! J’avais d’ailleurs pas mal d’amis avant de déménager (maudits soient mes parents !) mais je suis sûrement plus banale qu’elle ne l’imagine. Elle pense avoir misé sur un cheval de course mais au moment de me présenter à « la bande », elle va se rendre compte que je ne suis qu’un pauvre canasson de campagne. Je risque d’être maladroite, ni spirituelle ni drôle, surtout si je suis mal à l’aise. Je vais être ridicule et je vais la décevoir. Pour finir je vais être exclue et je vais errer seule dans les couloirs sinistres de cet affreux collège.

Tout ça c’est la faute de mes parents. Pourquoi ont-ils décidé tout à coup de changer de région, comme si la police et la mafia étaient à nos trousses ? Leur justification pour ce déchirant départ ? Attendez, je cite ma mère :

- Tu verras c’est une chance extraordinaire qu’on te donne là: pouvoir te faire de nouveaux amis en restant toi-même, la Léna d’aujourd’hui, qui a grandi et qui n’est plus celle que tout le monde croit connaître depuis l’école primaire. Bien sûr, tu es attachée aux gens que tu connais depuis toujours mais ils ont une image figée de toi. Je suis sûre que parfois tu n’oses pas dire ce que tu penses ou faire ce que tu veux parce que tu es prisonnière de cette image. C’est un sentiment de liberté que nous t’offrons.

Bref je n’ai rien compris. Enfin, j’ai eu le sentiment qu’elle parlait plus pour elle que pour moi.

Moi, ça allait très bien, merci. J’avais des amies dont on m’a séparée sans pitié.

Heureusement, il y a Internet, je peux rester en contact avec elles. Elles me

manquent, surtout aujourd’hui. J’aimais mon collège, j’y étais chez moi. Je le connaissais comme ma poche. Je m’étais habituée aux profs, à leurs travers, à leurs qualités. Je savais comment éviter une punition. Même les pions m’avaient à la bonne. Il va me falloir tout recommencer ici. Trois ans de boulot d’observation réduits à néant.

Moi je ne voulais pas déménager, moi je n’ai rien demandé !

Et tout cela pour quoi ? Pour un caprice de parents en crise de la quarantaine. Quand je pense qu’on nous rebat les oreilles avec la crise d’adolescence ! Je suis mille fois plus adulte et responsable qu’eux !

Ma boule de colère vient subitement de doubler de volume. Elle s’agite en moi comme un portable en mode vibreur. De rage, j’en déchire un coin de ma feuille. Je sens le regard inquisiteur de Sabrina se poser sur moi. Des larmes affleurent. Pitié, ce n’est vraiment pas le moment. Recentre-toi Léna, tu dois à tout prix les séduire, les épater ou au moins te faire accepter !

En tout cas, maman s’est complètement plantée.

Pendant le déjeuner, je vais être tout sauf moi-même, tout sauf naturelle. Comme quoi les parents n’ont pas toujours raison. Et en ce qui concerne ce déménagement, ils ont vraiment eu tout faux : jamais je ne serai heureuse ici !

Y fé koi ton père ?

Les yeux verts de Gabriel me troublent tant que je n’ai que très vaguement écouté les consignes de notre PP, traduisez : « prof principal », en l’occurrence le prof de mathématiques. Pas de chance, ce n’est pas la matière où j’excelle !

Nous devons remplir la traditionnelle fiche de renseignements. Nom : Thurel ; prénom : Léna ; adresse ; numéro de téléphone ; blablabla. Jusque-là, tout va bien. Enfin presque, Sabrina me pousse du coude et chuchote :

- Tu t’appelles vraiment Léna Thurel ? Je savais que tu n’étais pas commune toi, j’ai du flair pour ça !

Drôle, si on veut. Je ne pense pas que mes parents pouvaient imaginer à quel point l’association de mon nom et de mon prénom serait tellement prémonitoire, depuis le changement de cap « bobo zen bio » qu’ils ont sauvagement opéré.

À mon tour, je me penche sur sa feuille et lis :

« Sabrina Martin ». Je la regarde, les yeux ronds d’étonnement.

- Te concernant je m’attendais à un truc plus… exotique, je commente.

- Pourquoi ? Je n’ai pas une bonne tête de « Martin », bien française ? rétorque-t-elle du tac au tac.

- Eh bien... j’aimerais te dire oui mais à vrai dire, pas vraiment.

Pour le coup, ma mère serait contente, j’ai répondu exactement ce que je pensais sans réfléchir. J’ai été moi-même. À voir la tête de Sabrina, je me demande si j’ai bien fait. Mais rapidement, elle pouffe et me dit :

- En fait, tu as raison ! Je plaisantais, il faut lire « Marrrtine » en roulant les « rrrr », je suis libano-espagnole. C’est aussi un nom très répandu en Espagne. Je suis espagnole par mon père, libanaise par ma mère.

- Oui, je me disais aussi…

Mais je m’interromps vite car le prof de maths louche vers nous. Inutile de me faire remarquer dès le premier jour, d’autant que mes notes lamentables dans cette matière ne manqueront pas de le faire pour moi.

Je m’attelle de nouveau au questionnaire inquisiteur de début d’année scolaire. Aïe ! Voici la rubrique tant redoutée : « profession des parents ».

Mon calvaire débute ici.

Pour commencer les réjouissances, dans la famille « folledingue » je demande le père. Bon, que répondre ?Avant, c’était facile : directeur d’agence immobilière. C’était la classe ! Oui mais ça, c’était avant. Alors que dois-je inscrire dans cette rubrique ? Guérisseur ? Magnétiseur ?Kinésiologue ? Soigneur de l’âme et du corps ? Marabout de ficelle ? Tout cela sonne trop bizarre.

Comprenons-nous bien, je n’ai pas honte de mon père mais sa décision m’est incompréhensible. Pour imager mon propos, c’est comme si, avant, il possédait une super villa à Miami avec le kit complet : terrasse, piscine, vue sur la mer et qu’il l’avait troquée contre une cabane au fond des bois. Du reste, c’est un peu ce que mes parents ont fait. Ils ont liquidé la grosse agence, ils ont vendu la grosse maison, la grosse voiture, puis ont tout racheté en plus modeste. Ils ont également échangé les vacances en club standing contre un camping-car. D’occasion en plus ! On est d’accord : ça tourne pas rond chez eux !

Liberté et progression qu’ils appellent ça. C’est plutôt régression oui !

Mais ce n’est pas tout : mon père ne s’est pas contenté de bouleverser nos vies côté confort. Il a également révolutionné notre alimentation et, le pire de tout, il a changé de look : il a fait l’acquisition de la panoplie complète de « Monsieur zen attitude ». Et alors là, catastrophe ! La bérézina du bon goût ! Comment maman a-t-elle pu le laisser prendre l’initiative de son changement de style sans intervenir pour stopper les dégâts ? Je ne comprends pas ! Il a, entre autre, dégoté un épouvantable pantalon dit «confortable» (comprenez informe), orange avec des petits motifs indéfinissables. Lorsque mes yeux percutent cette couleur orange fluo, je suis aveuglée et horrifiée,  surtout moi, archi fan de fringues. Comment fait-on pour dénicher un vêtement pareil ? Et c’est sans parler de ses grands foulards, tous plus bigarrés les uns que les autres qui lui tiennent lieu de châles, supportables en Inde et totalement ridicules chez nous.

Je trouvais mon père si beau, tellement élégant dans ses costumes coupés sur mesure, au volant de sa belle voiture. Aujourd’hui, il s’est métamorphosé en petit frère de Gandhi, assis en tailleur sur le canapé, avec son petit châle de mémé indienne sur les épaules. Vous voyez le tableau ? Ça me laisse perplexe. Bien entendu, il a arrêté le golf au profit de la méditation et il est passé du whisky cacahuètes pour l’apéro au thé bio et équitable toute la journée !

La boule de colère gronde encore. Je ne sais pas quoi écrire dans la rubrique : « profession du père ». Hors de question qu’on le prenne pour le gourou d’une secte. Hors de question qu’on nous estampille « famille ultra bio ». C’est déjà assez dur comme ça d’être nouvelle. C’est clair que mes parents ont gravement pété les plombs avec leurs lubies. D’un autre côté, il n’y a pas plus tolérants et ouverts d’esprit qu’eux.