Opis

Le personnage principal – Arthur – un personnage tres contrasté. Des les premieres pages, il donne l’impression d’un jeune homme décent, beau et instruit. Cependant, une rencontre avec voyante de rue détruit completement cette image. En entendant la terrible prédiction concernant le meurtre qu’il doit commettre, Lord Arthur perd son visage humain de maniere irréversible. Planifiant un meurtre de leurs parents de sang-froid, le jeune homme ne souffre pas de conscience, ne tourmente pas les doutes

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Oscar Wilde

Le Crime de lord Arthur Savile

Varsovie 2019

Table des matières

PRÉFACE

LE CRIME DE LORD ARTHUR SAVILE

CONTES

L'AMI DÉVOUÉ

LA FAMEUSE FUSÉE

LE PRINCE HEUREUX

LE ROSSIGNOL ET LA ROSE

LE GÉANT ÉGOÏSTE

NOUVELLES PUBLIÉES EN AMÉRIQUE

EGO TE ABSOLVO

OLD BISHOP'S

LA PEAU D'ORANGE

PRÉFACE

Le Crime de lord Arthur Savile, ici traduit en français pour la première fois, est, dans l'oeuvre d'Oscar Wilde, une des pages les plus curieuses.

Quand cette nouvelle parut, en 1891, dans le sillage triomphal du Portrait de Dorian Gray, la critique anglaise ne fut frappée que de son caractère paradoxal. C'est ainsi que la classèrent, alors, beaucoup de revues et de journaux sur l'appréciation desquels pesait l'apparence ironique du sous-titre appliqué à un projet d'assassinat: étude de devoir.

Quelques notes, volontairement semées par Oscar Wilde dans son récit, achevèrent d'égarer les juges.

Puis, on chercha des parentés à l'idée inspiratrice de ce récit. Il est évident, se disait-on, qu'Oscar Wilde a lu le Bonheur dans le crime de Barbey d'Aurevilly et il a également emprunté quelque chose à A Rebours.

C'est possible, mais ces reflets, s'ils sont sensibles, ne sont pas capitaux.

Aujourd'hui, les faits ont éclairé l'oeuvre et l'on peut dire que Le Crime de lord Arthur Savile est pathologiquement le plus caractéristique des écrits d'Oscar Wilde.

L'écrivain y intervertit les notices du Bien et du Mal dans le cerveau de son héros, non en écrivain paradoxal mais en véritable malade.

La distinction est aisée à faire.

Lisez plutôt le très curieux roman de Georges Darien, Le Voleur, qui est un long et amusant paradoxe, et vous verrez tout de suite la différence entre les deux notes. Dans le volume de Darien, Georges Randal, a choisi le vol comme profession: il se fait voleur comme on se fait banquier, médecin ou avocat, et il a des idées de voleur sur toutes choses. Il lutte contre la société avec des armes qu'il a choisies et que Darien a fourbies logiquement d'après la mentalité de son héros. Randal, qui n'est pas un monstre, a exactement la sensibilité d'un outlaw.

LE CRIME DE LORD ARTHUR SAVILE

I

C'était la dernière réception de lady Windermere, avant le printemps.

Bentinck House était, plus que d'habitude, encombré d'une foule de visiteurs.

Six membres du cabinet étaient venus directement après l'audience du speaker, avec tous leurs crachats et leurs grands cordons.

Toutes les jolies femmes portaient leurs costumes les plus élégants et, au bout de la galerie de tableaux, se tenait la princesse Sophie de Carlsrühe, une grosse dame au type tartare, avec de petits yeux noirs et de merveilleuses émeraudes, parlant d'une voix suraiguë un mauvais français et riant sans nulle retenue de tout ce qu'on lui disait.

Certes, il y avait là un singulier mélange de société: de superbes Pairesses bavardaient courtoisement avec de violents radicaux. Des prédicateurs populaires se frottaient les coudes avec de célèbres sceptiques. Toute une volée d'évêques suivait, comme à la piste, une forte prima-donna, de salon en salon. Sur l'escalier se groupaient quelques membres de l'Académie royale, déguisés en artistes, et l'on a dit que la salle à manger était un moment absolument bourrée de génies.

Bref, c'était une des meilleures soirées de lady Windermere et la princesse y resta jusqu'à près de onze heures et demie passées.

Sitôt après son départ, lady Windermere retourna dans la galerie de tableaux où un fameux économiste exposait, d'un air solennel, la théorie scientifique de la musique à un virtuose hongrois écumant de rage.

Elle se mit à causer avec la duchesse de Paisley.

Elle paraissait merveilleusement belle, avec son opulente gorge d'un blanc ivoirin, ses grands yeux bleus de myosotis et les lourdes boucles de ses cheveux d'or. Des cheveux d'or pur, pas des cheveux de cette nuance paille pâle qui usurpe aujourd'hui le beau nom de l'or, des cheveux d'un or comme tissé de rayons de soleil ou caché dans un ambre étrange, des cheveux qui encadraient son visage comme d'un nimbe de sainte, avec quelque chose de la fascination d'une pécheresse.

II

Dix minutes plus tard, le visage blanc de terreur, les yeux affolés de chagrin, lord Arthur Savile se précipitait hors de Bentinck House.

Il se fit un chemin à travers la cohue des valets de pied, couverts de fourrures, qui stationnaient autour du grand pavillon à colonnades.

Il semblait ne voir ni n'entendre quoi que ce fût.

La nuit était très froide et les becs de gaz, autour du square, scintillaient et vacillaient sous les coups de fouet du vent, mais ses mains avaient une chaleur de fièvre et ses tempes brûlaient comme du feu.

Il allait et venait, presque avec la démarche d'un homme ivre.

Un agent de police le regarda avec curiosité, comme il passait, et un mendiant, qui se détacha d'un pas de porte pour lui demander l'aumône, recula d'effroi en voyant un malheur plus grand que le sien.

Une fois, lord Arthur Savile s'arrêta sous un réverbère et regarda ses mains. Il crut voir la tache de sang qui les souillait et un faible cri jaillit de ses lèvres tremblantes.

Assassin! voilà ce que le chiromancien y avait vu. Assassin! La nuit même semblait le savoir et le vent désolé le cornait à ses oreilles. Les coins sombres des rues étaient pleins de cette accusation. Elle grimaçait à ses yeux aux toits des maisons.

Tout d'abord, il alla au Park, dont le bois sombre semblait le fasciner. Il s'appuya aux grilles d'un air las, refroidissant ses tempes à l'humidité du fer et écoutant le silence chuchoteur des arbres.

–Assassin! Assassin! répéta-t-il comme si la réitération de l'accusation pouvait obscurcir le sens du mot.

Le son de sa propre voix le fit frissonner et, pourtant, il souhaitait presque que l'écho l'entendit et réveillât de ses rêves la cité endormie. Il sentait un désir d'arrêter le passant de hasard et de tout lui dire.

Puis, il erra autour d'Oxford-street dans des ruelles étroites et honteuses.

Deux femmes aux faces peintes le raillèrent, comme il passait.

D'une cour sombre arriva à lui un bruit de jurons et de gifles, suivi de cris perçants et, pressés pêle-mêle sous une porte humide et glaciale, il vit les dos voûtés et les corps usés de la pauvreté et de la vieillesse.

Une étrange pitié s'empara de lui.

Ces enfants du péché et de la misère étaient-ils prédestinés à leur sort, comme lui au sien? N'étaient-ils comme lui que les marionnettes d'un guignol monstrueux?

Et, pourtant, ce ne fut pas le mystère, mais la comédie de la souffrance qui le frappa, son inutilité absolue, son grotesque manque de sens. Que tout lui parut incohérent, dépourvu d'harmonie! Il était stupéfait de la discordance qu'il y avait entre l'optimisme superficiel de notre temps et les faits réels de l'existence.

Il était encore très jeune.

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