Timon d'Athenes - William Shakespeare - ebook
Kategoria: Poezja i dramat Język: francuski Rok wydania: 1607

Timon d'Athenes darmowy ebook

William Shakespeare

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Opis ebooka Timon d'Athenes - William Shakespeare

Timon est un noble de d'Athenes, tres (trop) généreux avec ses amis qu'il invite régulierement a des festins somptueux, auxquels il offre des cadeaux hors de prix, a tel point qu'il se retrouve un jour sur la paille et ne peut plus payer ses créanciers. Sur de la qualité de l'amitié, il se tourne vers ceux a qui il fait moultes cadeaux pour leur demander de l'aide. Ceux-ci trouvent mille excuses pour ne pas aider Timon qui sombre dans la colere envers Athenes et ses nobles, s'exile dans les bois, et maudit la ville et ses habitants hypocrites et avilis par l'appât de l'or. De son côté, Alcibiade, général athénien, se voit refuser l'aide du Sénat, quitte la ville avec son armée pour mieux l'assiéger ensuite. Il essaie d'obtenir le soutien de Timon exilé qui le maudit aussi et fait finalement la paix avec les sénateurs. Timon meurt seul dans les bois laissant pour épitaphe une derniere malédiction pour qui la lira.

Opinie o ebooku Timon d'Athenes - William Shakespeare

Fragment ebooka Timon d'Athenes - William Shakespeare

A Propos
Notice sur Timon d’Athenes
Personnages
A Propos Shakespeare:

William Shakespeare (baptised 26 April 1564 – died 23 April 1616) was an English poet and playwright, widely regarded as the greatest writer in the English language and the world's pre-eminent dramatist. He is often called England's national poet and the "Bard of Avon" (or simply "The Bard"). His surviving works consist of 38 plays, 154 sonnets, two long narrative poems, and several other poems. His plays have been translated into every major living language, and are performed more often than those of any other playwright. Shakespeare was born and raised in Stratford-upon-Avon. At the age of 18 he married Anne Hathaway, who bore him three children: Susanna, and twins Hamnet and Judith. Between 1585 and 1592 he began a successful career in London as an actor, writer, and part owner of the playing company the Lord Chamberlain's Men, later known as the King's Men. He appears to have retired to Stratford around 1613, where he died three years later. Few records of Shakespeare's private life survive, and there has been considerable speculation about such matters as his sexuality, religious beliefs, and whether the works attributed to him were written by others. Shakespeare produced most of his known work between 1590 and 1613. His early plays were mainly comedies and histories, genres he raised to the peak of sophistication and artistry by the end of the sixteenth century. Next he wrote mainly tragedies until about 1608, including Hamlet, King Lear, and Macbeth, considered some of the finest examples in the English language. In his last phase, he wrote tragicomedies, also known as romances, and collaborated with other playwrights. Many of his plays were published in editions of varying quality and accuracy during his lifetime, and in 1623 two of his former theatrical colleagues published the First Folio, a collected edition of his dramatic works that included all but two of the plays now recognised as Shakespeare's. Shakespeare was a respected poet and playwright in his own day, but his reputation did not rise to its present heights until the nineteenth century. The Romantics, in particular, acclaimed Shakespeare's genius, and the Victorians hero-worshipped Shakespeare with a reverence that George Bernard Shaw called "bardolatry". In the twentieth century, his work was repeatedly adopted and rediscovered by new movements in scholarship and performance. His plays remain highly popular today and are consistently performed and reinterpreted in diverse cultural and political contexts throughout the world. Source: Wikipedia

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Notice sur Timon d’Athenes

Le nom de Timon était devenu proverbial dans l’antiquité pour exprimer un misanthrope. L’histoire de sa misanthropie, et le bizarre caractere de ce personnage frapperent sans doute Shakspeare pendant qu’il s’occupait d’Antoine et Cléopâtre, et voici le passage de Plutarque qui lui a probablement suggéré l’idée de sa piece :

« Quant a Antonius, il laissa la ville et la conversation de ses amis, et feit bastir une maison dedans la mer, pres de l’isle de Pharos, sur certaines chaussées et levées qu’il fit jeter a la mer, et se tenoit céans, comme se bannissant de la compagnie des hommes, et disoit qu’il vouloit mener une telle vie comme Timon, pour autant qu’on lui avoit fait le semblable qu’a luy, et pour l’ingratitude et le grand tort que luy tenoient ceulx a qui il avoit bien fait, et qu’il estimoit ses amis ; il se deffioit et se mescontentoit de tous les autres.

« Ce Timon estoit un citoyen d’Athenes, lequel avoit vescu environ la guerre du Péloponese ; comme l’on peult juger par les comédies de Platon et d’Aristophanes, esquelles il est moqué et touché comme malveuillant et ennemy du genre humain, refusant et abhorrissant toute compagnie et communication des autres hommes, fors que d’Alcibiades, jeune, audacieux et insolent, auquel faisoit bonne chere, et l’embrassoit et baisoit volontiers, dequoy s’esbahissant Apémantus, et lui en demandant la cause pourquoi il chérissoit ainsi ce jeune homme la seul, et abominoit tous les autres : « Je l’aime, répondit-il, pour autant que je sçay bien et suis seur qu’un jour il sera cause de grands maulx aux Athéniens. » Ce Timon recevoit aussi quelque fois Apémantus en sa compagnie, pour autant qu’il étoit semblable de mours a luy, et qu’il imitoit fort sa maniere de vivre. Un jour doncques que l’on célébroit a Athenes la solennité que l’on appelle Choes, c’est-a-dire la feste des morts, la ou on fait des effusions et sacrifices pour les trespassez, ils se festoyoient eulx deux ensemble tout seuls, et se prit Apémantus a dire : « Que voici un beau banquet, Timon ; » et Timon lui respondit : « Oui bien, si tu n’y estois point. »

« L’on dit qu’un jour, comme le peuple estoit assemblé sur la place pour ordonner de quelque affaire, il monta a la tribune aux harangues, comme faisoient ordinairement les orateurs quand ils vouloient haranguer et prescher le peuple ; si y eut un grand silence et estoit chacun tres-attentif a ouir ce qu’il voudroit dire, a cause que c’étoit une chose bien nouvelle et bien estrange que de le veoir en chaire. A la fin, il commence a dire : « Seigneurs Athéniens, j’ai en ma maison une petite place ou il y a un figuier auquel plusieurs se sont desja penduz et étranglez, et pour autant que je veulx y faire bastir, je vous ai bien voulu advertir devant que faire couper le figuier, a cette fin que si quelques-uns d’entre vous se veulent pendre, qu’ils se dépeschent. » Il mourut en la ville d’Hales, et fut inhumé sur le bord de la mer. Si advint que, tout alentour de sa sépulture, le village s’éboula, tellement que la mer qui alloit flottant a l’environ, gardoit qu’on n’eut sçeu approcher du tombeau, sur lequel il y avoit des vers engravés de telle substance :

Ayant fini ma vie malheureuse,

En ce lieu-cy on m’y a inhumé ;

Mourez, méchants, de mort malencontreuse,

Sans demander comment je fus nommé.

On dit que luy-mesme feit ce bel épitaphe ; car celui que l’on allegue communément n’est pas de lui, ains est du poëte Callimachus :

Ici je fais pour toujours ma demeure,

Timon encor les humains haissant.

Passe, lecteur, en me donnant male heure,

Seulement passe, et me va maudissant.

« Nous pourrions escrire beaucoup d’autres choses dudit Timon, mais ce peu que nous en avons dit est assez pour le présent. »

(Vie d’Antoine, par Plutarque, traduction d’Amyot.)

Malgré quelques rapprochements qu’on pourrait trouver, a la rigueur, entre le Timon de Shakspeare et un dialogue de Lucien qui porte le meme titre, nous pensons que cet épisode de Plutarque lui a suffi pour composer sa piece. C’est dans sa propre imagination qu’il a trouvé le développement du caractere de Timon, celui d’Apémantus, dont la misanthropie contraste si heureusement avec la sienne ; la description du luxe et des prodigalités de Timon au milieu de ses flatteurs, et sa sombre rancune contre les hommes, au milieu de la solitude.

Cette piece est une des plus simples de Shakspeare : contre son ordinaire, le poëte est sérieusement occupé de son sujet jusqu’au dernier acte ; et, fidele a l’unité de son plan, il ne se permet aucune excursion qui nous en éloigne. La fable consiste en un seul événement : l’histoire d’un grand seigneur que ses amis abandonnent en meme temps que son opulence, et qui, du plus généreux des hommes, devient le plus sauvage et le plus atrabilaire. On a beaucoup discuté sur le caractere moral de Timon, pour savoir si on devait le plaindre dans son malheur, ou s’il fallait regarder la perte de sa fortune comme une mortification méritée. Il nous semble, en effet, que ses vertus ont été des vertus d’ostentation, et que sa misanthropie n’est encore qu’une suite de sa manie de se singulariser par tous les extremes ; dans sa générosité il n’est prodigue que pour des flatteurs ; sa richesse nourrit le vice au lieu d’aller secourir l’indigent ; une bienfaisance éclairée ne préside point a ses dons. Cependant sa confiance en ses amis indique une âme naturellement noble, et leur lâche désertion nous indigne surtout quand ce seigneur, dont ils trahissent l’infortune, a su trouver un serviteur comme Flavius. La transition subite de la magnificence a la vie sauvage est bien encore dans le caractere de Timon, et c’est un contraste admirable que sa misanthropie et celle d’Apémantus. Celui-ci a tout le cynisme de Diogene, et son égoisme et son orgueil, qui percent a travers ses haillons, trahissent le secret de ses sarcasmes et de ses mépris pour les hommes. Une basse envie le dévore ; l’indignation seule s’est emparée de l’âme de Timon ; ses véhémentes invectives sont justifiées par le sentiment profond des outrages qu’il a reçus ; c’est une sensibilité exagérée qui l’égaré, et s’il hait les hommes, c’est qu’il croit de bonne foi les avoir aimés ; peut-etre meme sa haine est-elle si passionnée, si idéale, qu’il s’abuse, lui-meme en croyant les hair plus qu’Apémantus dont l’âme est naturellement lâche et méchante.

Les sarcasmes du cynique et les éloquentes malédictions du misanthrope ont fait dire que cette piece était autant une satire qu’un drame. Cette intention de satire se remarque surtout dans le choix des caracteres, qu’on pourrait appeler une véritable critique du cour de l’homme eu général dans toutes les conditions de la vie. Nous venons de citer Apémantus, égoiste cynique, et Timon, dont la vanité inspire la misanthropie comme elle inspira sa libéralité ; vient ensuite Alcibiade, jeune débauché, qui n’hésite pas a sacrifier sa patrie a ses vengeances particulieres. Le peintre et le poete prostituent les plus beaux des arts a une servile adulation et a l’avarice ; les nobles Athéniens sont tous des parasites ; mais il semble cependant que Shakspeare n’ait jamais voulu nous offrir un tableau completement hideux d’hypocrisie. Flavius est bien capable de réconcilier avec les hommes ceux en qui la lecture de Timon d’Athenes pourrait produire la méfiance et la misanthropie. Que de dignité dans cet intendant probe et fidele ! Timon lui-meme est forcé de rendre hommage a sa vertu. Ce caractere est vraiment une concession que le poete a faite a son âme naturellement grande et tendre.

Hazzlitt, un des plus ingénieux commentateurs du caractere moral de Shakspeare, et qui, dans son admiration raisonnée, semble jaloux de celle de Schlegel, fait remarquer en terminant l’analyse de la piece qui nous occupe que, dans son isolement, Timon, résolu a chercher le repos dans un monde meilleur, entoure son trépas des pompes de la nature. Il creuse sa tombe sur le rivage de l’Océan, appelle a ses funérailles toutes les grandes images du désert et fait servir les éléments a son mausolée.

« Ne revenez plus me voir ; mais dites a Athenes que Timon a bâti sa derniere demeure sur les greves de l’onde amere qui, une fois par jour, viendra la couvrir de sa bouillante écume : venez dans ce lieu et que la pierre de mon tombeau soit votre oracle. » Plus loin Alcibiade, apres avoir lu son épitaphe, dit encore de Timon :

« Ces mots expriment bien tes derniers sentiments. Si tu avais en horreur les regrets de notre douleur, si tu méprisais ces gouttes d’eau que la nature avait laissé couler de nos yeux, une sublime idée t’inspira de faire pleurer a jamais le grand Neptune sur ta tombe. »

C’est ainsi que Timon fait des vents l’hymne de ses funérailles ; que le murmure de l’Océan est une voix de douleur sur ses dépouilles mortelles, et qu’il cherche enfin dans les éternelles solennités de la nature l’oubli de la splendeur passagere de la vie.

La vie de Timon d’Athenes parut d’abord dans l’édition in-folio de 1623. On ne sait avec certitude a quelle époque elle a été écrite, quoique Malone lui assigne pour date l’année 1610.

Thomas Shadwell, poëte lauréat sous le roi Guillaume III, et rival de Dryden, publia, en 1678, Timon d’Athenes avec des changements ; mais, dans l’épilogue, il appelle sa piece une greffe entée sur le tronc de Shakspeare, et il se flatte qu’on lui pardonnera ses changements en faveur de la part que ce poëte y conserve.

La piece de Timon d’Athenes, telle qu’on la joue encore aujourd’hui a Londres, a été arrangée par Cumberland, un des auteurs dramatiques les plus estimés de l’Angleterre. Il a conservé la majeure partie de l’original, et marqué spécialement ses additions et corrections pour que la part de chaque poëte fut aperçue au premier examen.

En 1723, Delisle traita le sujet de Timon d’Athenes pour le théâtre italien avec un prologue, des chants, des danses, des personnages allégoriques et un arlequin. On voit qu’elle porte un autre cachet que celle de Shakespeare. Elle ne manque pas d’une certaine originalité, et les Anglais l’ont traduite sous le titre de Timon amoureux.


Personnages

TIMON, noble Athénien.

LUCIUS, LUCULLUS, SEMPRONIUS seigneurs ; flatteurs de Timon.

VENTIDIUS, un des faux amis de Timon.

APÉMANTUS, philosophe grossier.

ALCIBIADE, général athénien.

FLAVIUS, intendant de Timon.

FLAMINIUS, LUCILIUS, SERVILIUS, serviteurs de Timon.

CAPHIS, PHILOTUS, TITUS, LUCIUS, HORTENSIUS, serviteurs des créanciers de Timon.

Deux serviteurs de varron, et le serviteur d’isidore, créanciers de Timon.

CUPIDON ET MASQUES.

TROIS ÉTRANGERS.

Un poete, un peintre, un joaillier, un marchand, un vieillard athénien, un page, un fou.

PHRYNIA[1],

Autres seigneurs, sénateurs, officiers, soldats, voleurs et serviteurs.

 

La scene est a Athenes et dans les bois voisins.