Salome - Oscar Wilde - ebook
Opis

Salome was the daughter of Herod II and Herodias. She is infamous for demanding and receiving the head of John the Baptist, according to the New Testament. According to Flavius Josephus's Jewish Antiquities, Salome was first married to Philip the Tetrarch of Ituraea and Trakonitis. After Philip's death in 34 AD she married Aristobulus of Chalcis and became queen of Chalcis and Armenia Minor. They had three children.Three coins with portraits of Aristobulus and Salome have been found. Her name in Hebrew is שלומית (Shlomiẗ, pronounced [ʃlomiθ]) and is derived from the root word שָׁלוֹם (shalom), meaning "peace". Salome is often identified with the unnamed dancing woman in the New Testament (Mark 6:17-29 and Matthew 14:3-11). Christian traditions depict her as an icon of dangerous female seductiveness, notably in regard to the dance mentioned in the New Testament, which is thought to have had an erotic element to it, and in some later transformations it has further been iconized as the Dance of the Seven Veils. Other elements of Christian tradition concentrate on her lighthearted and cold foolishness that, according to the gospels, led to John the Baptist's death.A similar motif was struck by Oscar Wilde in his Salome, in which she plays the role of femme fatale. This parallel representation of the Christian iconography, made even more memorable by Richard Strauss' opera based on Wilde's work, is as consistent with Josephus' account as the traditional Christian depiction; however, according to the Romanized Jewish historian, Salome lived long enough to marry twice and raise several children. Few literary accounts elaborate the biographical data given by Josephus.

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EPUB

Liczba stron: 56


SALOME

BY

OSCAR WILDE

Copyright © 2017 by Oscar Wilde.

All rights reserved. Printed in the United States of America. No part of this book may be used or reproduced in any manner whatsoever without written permission except in the case of brief quotations em- bodied in critical articles or reviews.

This book is a work of fiction. Names, characters, businesses, organiza- tions, places, events and incidents either are the product of the author’s imagination or are used fictitiously. Any resemblance to actual persons, living or dead, events, or locales is entirely coincidental.

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First Edition: January 2017

TABLE OF CONTENTS

SALOME

TABLE OF CONTENTS

SALOME

SALOME

[Une grande terrasse dans le palais d'Herode donnant sur la salle de festin. Des soldats sont accoudes sur le balcon. A droite il y a un enorme escalier. A gauche, au fond, une ancienne citerne entouree d'un mur de bronze vert. Clair de lune.]

LE JEUNE SYRIEN. Comme la princesse Salome est belle ce soir!

LE PAGE D'HERODIAS. Regardez la lune. La lune a l'air tres etrange. On dirait une femme qui sort d'un tombeau. Elle ressemble a une femme morte. On dirait qu'elle cherche des morts.

LE JEUNE SYRIEN. Elle a l'air tres etrange. Elle ressemble a une petite princesse qui porte un voile jaune, et a des pieds d'argent. Elle ressemble a une princesse qui a des pieds comme des petites colombes blanches. . . On dirait qu'elle danse.

LE PAGE D'HERODIAS. Elle est comme une femme morte. Elle va tres lentement. [Bruit dans la salle de festin.]

PREMIER SOLDAT. Quel vacarme! Qui sont ces betes fauves qui hurlent?

SECOND SOLDAT. Les Juifs. Ils sont toujours ainsi. C'est sur leur religion qu'ils discutent.

PREMIER SOLDAT. Pourquoi discutent-ils sur leur religion?

SECOND SOLDAT. Je ne sais pas. Ils le font toujours . . . Ainsi les Pharisiens affirment qu'il y a des anges, et les Sadduceens disent que les anges n'existent pas.

PREMIER SOLDAT. Je trouve que c'est ridicule de discuter sur de telles choses.

LE JEUNE SYRIEN. Comme la princesse Salome est belle ce soir!

LE PAGE D'HERODIAS. Vous la regardez toujours. Vous la regardez trop. Il ne faut pas regarder les gens de cette facon . . . Il peut arriver un malheur.

LE JEUNE SYRIEN. Elle est tres belle ce soir.

PREMIER SOLDAT. Le tetrarque a l'air sombre.

SECOND SOLDAT. Oui, il a l'air sombre.

PREMIER SOLDAT. Il regarde quelque chose.

SECOND SOLDAT. Il regarde quelqu'un.

PREMIER SOLDAT. Qui regarde-t-il?

SECOND SOLDAT. Je ne sais pas.

LE JEUNE SYRIEN. Comme la princesse est pale! Jamais je ne l'ai vue si pale. Elle ressemble au reflet d'une rose blanche dans un miroir d'argent

LE PAGE D'HERODIAS. Il ne faut pas la regarder. Vous la regardez trop!

PREMIER SOLDAT. Herodias a verse a boire au tetrarque.

LE CAPPADOCIEN. C'est la reine Herodias, celle-la qui porte la mitre noire semee de perles et qui a les cheveux poudrees de bleu?

PREMIER SOLDAT. Oui, c'est Herodias. C'est la femme du tetrarque.

SECOND SOLDAT. Le tetrarque aime beaucoup le vin. Il possede des vins de trois especes. Un qui vient de l'ile de Samothrace, qui est pourpre comme le manteau de Cesar.

LE CAPPADOCIEN. Je n'ai jamais vu Cesar.

SECOND SOLDAT. Un autre qui vient de la ville de Chypre, qui est jaune comme de l'or.

LE CAPPADOCIEN. J'aime beaucoup l'or.

SECOND SOLDAT. Et le troisieme qui est un vin sicilien. Ce vin-la est rouge comme le sang.

LE NUBIEN. Les dieux de mon pays aiment beaucoup le sang. Deux fois par an nous leur sacrifions des jeunes hommes et des vierges: cinquante jeunes hommes et cent vierges. Mais il semble que nous ne leur donnons jamais assez, car ils sont tres durs envers nous.

LE CAPPADOCIEN. Dans mon pays il n'y a pas de dieux a present, les Romains les ont chasses. Il y en a qui disent qu'ils se sont refugies dans les montagnes, mais je ne le crois pas. Moi, j'ai passe trois nuits sur les montagnes les cherchant partout. Je ne les ai pas trouves. Enfin, je les ai appeles par leurs noms et ils n'ont pas paru. Je pense qu'ils sont morts.

PREMIER SOLDAT. Les Juifs adorent un Dieu qu'on ne peut pas voir.

LE CAPPADOCIEN. Je ne peux pas comprendre cela.

PREMIER SOLDAT. Enfin, ils ne croient qu'aux choses qu'on ne peut pas voir.

LE CAPPADOCIEN. Cela me semble absolument ridicule.

LA VOIX D'IOKANAAN. Apres moi viendra un autre encore plus puissant que moi. Je ne suis pas digne meme de delier la courroie de ses sandales. Quand il viendra la terre deserte se rejouira. Elle fleurira comme le lis. Les yeux des aveugles verront le jour, et les oreilles des sourds seront ouvertes . . . Le nouveau-ne mettra sa main sur le nid des dragons, et menera les lions par leurs crinieres.

SECOND SOLDAT. Faites-le taire. Il dit toujours des choses absurdes.

PREMIER SOLDAT. Mais non; c'est un saint homme. Il est tres doux aussi. Chaque jour je lui donne a manger. Il me remercie toujours.

LE CAPPADOCIEN. Qui est-ce?

PREMIER SOLDAT. C'est un prophete.

LE CAPPADOCIEN. Quel est son nom?

PREMIER SOLDAT. Iokanaan.

LE CAPPADOCIEN. D'ou vient-il?

PREMIER SOLDAT. Du desert, ou il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il etait vetu de poil de chameau, et autour de ses reins il portait une ceinture de cuir. Son aspect etait tres farouche. Une grande foule le suivait. Il avait meme de disciples.

LE CAPPADOCIEN. De quoi parle-t-il?

PREMIER SOLDAT. Nous ne savons jamais. Quelquefois il dit des choses epouvantables, mais il est impossible de le comprendre.

LE CAPPADOCIEN. Peut-on le voir?

PREMIER SOLDAT. Non. Le tetrarque ne le permet pas.

LE JEUNE SYRIEN. La princesse a cache son visage derriere son eventail! Ses petites mains blanches s'agitent comme des colombes qui s'envolent vers leurs colombiers. Elles ressemblent a des papillons blancs. Elles sont tout a fait comme des papillons blancs.

LE PAGE D'HERODIAS. Mais qu'est-ce que cela vous fait? Pourquoi la regarder? Il ne faut pas la regarder . . . Il peut arriver un malheur.

LE CAPPADOCIEN [montrant la citerne] Quelle etrange prison!

SECOND SOLDAT. C'est une ancienne citerne.

LE CAPPADOCIEN. Une ancienne citerne! cela doit etre tres malsain.

SECOND SOLDAT. Mais non. Par exemple, le frere du tetrarque, son frere aine, le premier mari de la reine Herodias, a ete enferme la- dedans pendant douze annees. Il n'en est pas mort. A la fin il a fallu l'etrangler.

LE CAPPADOCIEN. L'etrangler? Qui a ose faire cela?

SECOND SOLDAT [montrant le bourreau, un grand negre] Celui-la, Naaman.

LE CAPPADOCIEN. Il n'a pas eu peur?

SECOND SOLDAT. Mais non. Le tetrarque lui a envoye la bague.

LE CAPPADOCIEN. Quelle bague?

SECOND SOLDAT. La bague de la mort. Ainsi, il n'a pas eu peur.

LE CAPPADOCIEN. Cependant, c'est terrible d'etrangler un roi.