Mes festivités égyptiennes en France - Omneya Hassib Ragab - ebook
Opis

"Eh bien, avec ce livre, j’espère avoir réussi à transmettre ce que j’ai vécu et compris au cours de mes années en France. Les festivités égyptiennes et françaises sont très similaires et différentes en même temps. Les traditions et les détails sont différents, mais le fond est le même. Dans les deux parties, nous trouvons à la base la réunion de famille et des amis, des moments de partage; nous sommes encouragés à faire le bien, à aimer, à faire des bonnes actions…"

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Pour mes parents, ma sœur et mon mari, mon âme-sœur et mon grand amour.

Prologue

Je suis germanophone. J’ai appris l’allemand dès l’âge de deux ans à l’école allemande de Tripoli en Libye. Je me souviens bien que mon père me parlait en allemand alors qu’il me conduisait à la crèche. Il tenait tellement à me faire apprendre cette langue de la même manière que la langue arabe afin de développer une familiarité avec elle.

Mon père a fait son doctorat en Allemagne et a une grande passion pour ce pays. C’est un chercheur de renommée internationale et il m’a toujours enseigné que l’apprentissage est l’une des choses les plus importantes et essentielles dans la vie. « Apprendre est toujours bon », me répétait-il continuellement. Il est un exemple pour cela. Bien que sa spécialité était la technologie agro-alimentaire, il a appris l’allemand, l’italien, le français, le grec et a suivi des cours d’anglais avancé pendant ses années de maîtrise à l’Université d’Alexandrie. Il a souvent cité entres autres, Dante et Goethe dans des conversations avec ses amis allemands et italiens. Plus tard, lorsqu’il travailla pendant deux ans en Malaisie à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, il tenta d’apprendre le malais.

Moi j’ai choisi la France pour poursuivre mes études de master et de doctorat, car je voulais découvrir et approfondir la connaissance de ce pays et de cette culture qui m’a toujours fascinée. En 2007, je me suis installée à Montpellier, dans le sud de la France, après avoir été admise à l’Université Paul-Valéry. Le premier conseil que m’a donné mon père a été de faire diverses activités, de connaître la culture, les gens, les habitudes, la littérature et l’art du pays car tout cela fait partie de l’apprentissage et des études à l’étranger.

À ma grande surprise, j’ai découvert que parmi mes collègues français, certains s’intéressaient à la culture moderne de mon pays et ils m’ont posé beaucoup de questions, comme moi je leur en ai posé autant. Certains m’ont prêté des DVD de films cultes français tels que « Un air de famille » réalisé par Cédric Klapich, « Les Visiteurs » réalisé par Jean-Marie Poiré, « Le Dîner de cons » écrit et réalisé par Francis Veber, « La vie est un long fleuve tranquille » réalisé par Étienne Chatiliez, etc.

En particulier, une collègue après avoir appris que le film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » réalisé par Jean-Pierre Jeunet, que j’avais déjà vu en Égypte, me plaisait tellement, m’a prêté le film « Ensemble, c’est tout » réalisé par Claude Berry, mettant en vedette la même actrice Audrey Tautou.

Peu à peu, j’ai commencé à organiser des soirées cinéma dans mon petit studio pour regarder des films cultes égyptiens sous-titrés en français, que j’ai trouvés dans la médiathèque de Montpellier, avec mes amis français. C’était un bel échange. Au cours de mes années en France, j’ai été invité à plusieurs reprises par des familles françaises pour fêter Noël avec elles les fois, où je ne suis pas retournée en Égypte pendant les vacances. C’est de cette façon que je pouvais donc voir comment Noël était célébré en France. J’étais habituée en Égypte, où depuis les premiers jours de décembre et jusqu’au 7 janvier; jour de Noël pour les chrétiens orthodoxes, il y a à différents endroits dans les villes, tels que restaurants, cafés, centres commerciaux, des décorations avec l’arbre de Noël, père Noël et autres décorations typiques de Noël. Le sapin et père Noël sont en vente dans tout le pays. Pendant mes années d’école, on parlait souvent de Noël en Allemagne, mais voir comment on le fête en famille en France a été une toute autre expérience et une occasion unique que je n’ai jamais eue en Égypte avec une famille chrétienne.

L’idée d’écrire ce livre m’est venue à travers cet échange enrichissant. J’ai donc décidé de partager avec vous trois festivités importantes que nous vivons en Égypte: le mois sacré du Ramadan, avec le jeûne et les repas du soir, la fête de l’Aïd El Fitr et le fête de l’Aïd El Adha, et ainsi vous retourner la faveur.

En Égypte, bien entendu, nous célébrons plusieurs festivités, mais j’ai choisi les trois les plus importantes pour moi, que j’ai continué à fêter même après mon arrivée en France.

Ramadan

Le premier jour du Ramadan cette année était le 1er août 2011. À Montpellier, nous avons jeûné de 04h35 (l’heure de l’aube) jusqu’à 21h09 (l’heure du coucher du soleil). Le premier repas de rupture du jeûne au coucher du soleil s’appelle « Iftar » en arabe classique ou « Fitar » comme on l’appelle en Égypte. Le deuxième repas s’appelle « Sohour ».