Lélia - Ligaran - ebook

Lélia ebook

Ligaran

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Opis

Extrait : "Lélia, entrant, elle est enveloppée dans une sortie de bal ; parlant à la cantonade : Tu m'as bien compris, Beppo. – Va à l'hôtel, fais atteler, et reviens me prendre, le plus tôt possible. ( Refermant la porte et entrant. ) Oh ! non, bien certainement, je ne resterai pas plus longtemps à ce bal maudit ! Pourquoi, aussi, Valentine fait-elle danser un vendredi ! un jour d'abstinence ! et un treize ! Oh ! ces Parisiennes ! elles ne respectent rien ! pas même les..."À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARANLes éditions Ligaran proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes. Ligaran propose des grands classiques dans les domaines suivants : • Livres rares• Livres libertins• Livres d'Histoire• Poésies• Première guerre mondiale• Jeunesse• Policier

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Note de l’éditeur

Saynètes et monologues, édité par Tresse de 1877 à 1882, regroupe six volumes de textes courts en vogue dans le Paris des cercles littéraires d’avant-garde comme dans les soirées mondaines. Un répertoire de dialogues, monologues, saynètes, comédies et opérettes portés à un art véritable, dont la modernité apparaît avec évidence, et dans lequel se côtoient Charles Cros, Paul Arène, Nina de Villard, Charles de Sivry, Théodore de Banville, Eugène Labiche, Charles Monselet ou encore Villiers de L’Isle Adam.

Le présent ouvrage a été sélectionné parmi les textes publiés dans Saynètes et monologues. De nombreux titres de cette fresque sont disponibles auprès de la majorité des librairies en ligne.

Lélia

Comédie

en un acte

par M. Octave Gastineau

Une nuit de bal. – Petit salon sortant de vestiaire. Une toilette, lampes, sièges.

Personnages

La Comtesse Lélia.

Maurice de Villarceaux.

À Paris, chez la comtesse Valentine.

Scène première

Lélia, seule.

LÉLIA,entrant, elle est enveloppée dans une sortie de bal ; parlant à la cantonade.

Tu m’as bien compris, Beppo. – Va à l’hôtel, fais atteler, et reviens me prendre, le plus tôt possible. (Refermant la porte et entrant.) Oh ! non, bien certainement, je ne resterai pas plus longtemps à ce bal maudit ! Pourquoi, aussi, Valentine fait-elle danser un vendredi ! un jour d’abstinence ! et un treize ! Oh ! ces Parisiennes ! elles ne respectent rien ! pas même les superstitions ! – J’aurais dû écouter mes pressentiments : ils ne me trompent jamais, et ils m’avaient prévenue. Il y a huit jours, à Rome, dans mon palais du Corso, je suis réveillée par Zerline qui m’apporte mon chocolat d’Espagne et mon courrier de France : je reconnais l’écriture de ma chère duchesse ! Vite, Zerlinette, habille-moi, et Zerline, dans son empressement chausse mon pied droit dans ma mule gauche ; je lui fais remarquer ce présage d’un malheur prochain, elle me soutient qu’elle ne s’est pas trompée ; j’ouvre le billet de ma carissima Valentina.

 

« Accours, ma mignonne, j’ai enfin trouvé l’oiseau bleu de tes rêves ; le comte Roger de Sartènes, vingt-cinq ans, beau, riche, spirituel, des dents adorables et qui a conservé ses illusions et ses cheveux. – Un véritable comte des Mille et une Nuits : il ne désire que deux choses au monde : être attaché à l’ambassade de Rome, et épouser une veuve incomparable. Mon oncle, le ministre m’a promis la nomination, mais toi seule… ou moi, pouvons réaliser le second désir de Roger. – Je t’aime tant, que je me sacrifie ; – mais prends garde d’arriver trop tard, car mon dévouement est tellement sublime qu’il ne pourra durer longtemps ; si tu hésites un seul instant, je garde l’oiseau bleu pour moi ; sa cage est déjà prête. »