La doctrine pythagoricienne - Collectif - ebook

La doctrine pythagoricienne ebook

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Découvrez une compilation inédite de textes consacrés au philosophe et à ses disciples.La vie de Pythagore et sa doctrine incluent tous les aspects de la pensée humaine : la religion, la philosophie, les sciences..., et révélent l’existence d’une force cosmique dont la pensée n’est qu’une de ses expressions.Ce livre reproduit des extraits de textes peu connus sur La doctrine pythagoricienne dont La Vie de Pythagore, qui présente l’éventail complet du système pythagoricien : la philosophie, la morale, la musique, la logique. Ces différentes facettes de La doctrine pythagoricienne démontrent la consistance de la pensée du maître fondée sur l’affirmation de l’existence d’une force harmonique et harmonieuse qui pénètre et se répand dans l’univers entier. Cette force cosmique représente Dieu ou le Quaternaire, et se manifeste dans tous les aspects de la vie qu’elle règle. Sont également repris les Vers Dorés qui seraient un écrit de Lysis de Tarente composés bien après la mort de Pythagore et à la gloire de celui-ci. Ils représentent l’aspect moral de l’enseignement pythagoricien. Ce texte est dans la traduction peu connue d’André Dacier. Enfin, Le Régime pythagoricien qui illustre le dernier aspect de la pensée pythagoricienne : la médecine. Ce texte démontre l’excellence du régime végétarien pour assurer la santé du corps et par conséquent la tranquillité de l’esprit. Dès son origine, La doctrine pythagoricienne a influencé et orienté la pensée philosophique et spirituelle de l’Occident. Cette influence perdure jusqu’à nos jours.Un ouvrage éclairant sur un philosophe incontournable de notre civilisation occidentale.EXTRAIT DE LES VERS DORÉSVERS IHonore premièrement les dieux immortels, comme il a été établi et ordonné par la Loi.VERS IIHonore ensuite les héros pleins de bonté et de lumière.VERS IIIRespecte aussi les esprits terrestres en leur rendant le culte qui leur est légitimement dû.À PROPOS DE CET OUVRAGELes ouvrages sur Pythagore sont nombreux, et néanmoins peu connus. Nous avons regroupé dans cette édition divers extraits de textes sur la doctine pythagoricienne : La Vie de Pythagore, les Vers Dorés d’André Dacier, et Le Régime pythagoricien d’Antonio Cocchi. Nous y avons ajouté en notes des extraits des Métamorphoses d’Ovide, des Œuvres Complètes de Denis Diderot, T. 7, publiées par Jacques-André Naigean, et Les Grands Initiés d’Édouard Schuré.Ces écrits ont été adaptés pour permettre une plus grande aisance de lecture.

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La Doctrine pythagoricienne

Recueil de textes

Éditions MYOHO

Paris

PRÉSENTATION

Les ouvrages sur Pythagore sont nombreux, et néanmoins peu connus. Nous avons regroupé dans cette édition divers extraits de textes sur la doctine pythagoricienne : La Vie de Pythagore, les Vers Dorés d’André Dacier, et Le Régime pythagoricien d’Antonio Cocchi. Nous y avons ajouté en notes des extraits des Métamorphoses d’Ovide, des Œuvres Complètes de Denis Diderot, T. 7, publiées par Jacques-André Naigean, et Les Grands Initiés d’Édouard Schuré.

Ces écrits ont été adaptés pour permettre une plus grande aisance de lecture.

La vie de Pythagore

Pythagore descendait d’Ancée, originaire de l’île de Céphalonie dont il changea le nom en Samos. De la lignée de cet Ancée descendait Mnésarchus qui épousa Parthénis, une de ses parentes. Pythagore naquit de leur union.

À Delphes où s’était rendu Mnésarchus pour y vendre des marchandises, il reçut un oracle d’Apollon l’avertissant que sa femme donnerait le jour à un fils recommandable par sa beauté et sa sagesse, et dont la vie serait, de tout temps, utile aux hommes.

Vers la quarante-septième olympiade (580 av. J.-C.), Parthénis qui s’appelait désormais Pythais mit au monde Pythagore, à Sidon, comme il avait été prédit.

Pour situer l’époque historique, c’était quatre générations après Numa, c’est-à-dire, environ cinq cent quatre-vingt-dix ans avant Jésus-Christ. Nabuchodonosor régnait alors à Babylone et les prophètes Ézéchiel et Daniel prophétisaient.

De retour à Samos, Mnémarchus employa une bonne partie du gain accumulé dans son voyage à bâtir un temple à Apollon, et apporta à son fils tous les soins propres à assurer les grandes espérances qu’il en avait conçues. Le jeune Pythagore croissait en sagesse. La douceur, la modération la justice, la piété transparaissaient avec tant d’éclat dans ses paroles et ses actions qu’on ne douta plus de la vérité de l’Oracle et le considérait déjà comme un génie apparu pour le salut des Samiens. Partout où il passait, on le comblait de bénédictions et de louanges.

D’abord il eut pour précepteur Hermodamas, un des descendants du célèbre Créophyle, qui s’était fait un nom pour avoir logé chez lui Homère. Puis il passa des journées entières avec les prêtes de Samos pour s’instruire de tout ce qui concernait les dieux et la religion. Mais comme aucun de ces sages ne satisfaisait sa curiosité, il s’en alla ailleurs rechercher cette vérité.

À dix-huit ans, il quitta Samos et se rendit dans l’île de Syros, attiré par la réputation de Phérécyde, son oncle maternel. Celuici aurait été le premier penseur grec à parler d’immortalité. De là, Pythagore passa à Milet où il rencontra Thalès et Anaximandre qui y faisaient école. Puis il se rendit en Phénicie, et séjourna à Sidon son pays natal. Il y aurait eu de fréquents entretiens avec un certain Mochus qui ne serait autre que Moïse (?). Après avoir quitté Sidon, il voyagea en Égypte comme l’avaient fait avant lui Thalès et Solon.

À son départ de Samos, Polycrate lui avait donné des lettres d’introduction auprès d’Amafis qui régnait alors en Égypte. Ce dernier à son tour lui en confia d’autres pour les prêtres d’Héliopolis.

Les Égyptiens communiquaient rarement leurs sciences aux étrangers, et n’y admettaient leurs compatriotes qu’après de redoutables épreuves pour les en dissuader. Les prêtres d’Héliopolis envoyèrent Pythagore à ceux de Memphis qui, à leur tour, l’adressèrent aux Anciens de Diospolis. Ces derniers, n’osant désobéir au roi mais ne désirant pas non plus violer leurs coutumes, reçurent Pythagore dans leur noviciat en espérant le démoraliser par les règlements rigoureux qui y sévissaient. Mais bien qu’ils ne lui firent aucun quartier et lui imposèrent des pratiques contraires aux cultes grecs, Pythagore, poussé par un puissant désir de savoir, endura le tout avec une extrême patience.

Après avoir demeuré vingt-cinq ans en Égypte, Pythagore se rendit à Babylone, où il fréquenta le mage Nazatatus ou Zabrarus (qui, selon certains, ne serait autre qu’Ézéchiel). À Cnossos, ville crétoise, il suivit Épiménide, poète philosophe et chaman, connu comme l’un des Sept Sages grecs.

De retour, à Samos où régnait Polycrate, Pythagore préféra choisir l’exil volontaire plutôt que de subir le joug du tyran, et alla chercher asile où il pourrait conserver sa liberté. Il quitta Samos aux environs de la quarante-deuxième olympiade, et visita les États grecs.

En traversant le Péloponnèse, il s’arrêta à Phlius où régnait Léon. Dans les longs entretiens qu’il eut avec ce prince, il lui parla avec tant d’éloquence et de sagesse que Léon étonné et ravi lui demanda quel était son art, Pythagore lui répondit qu’il n’avait aucun art mais qu’il était philosophe. C’est Pythagore luimême qui avait inventé ce nom qui signifie : amateur de la sagesse. Léon lui demanda ce qu’était un philosophe et quelle était la différence entre celui-ci et les autres hommes. Pythagore lui répondit que cette vie pouvait être comparée à la célèbre assemblée qui se tenait tous les quatre ans à Olympie. En effet, certains y cherchent, par les exercices, la gloire et les couronnes, les autres, le gain, par l’achat ou par la vente de marchandises ; les derniers plus nobles que ces deux premiers n’y vont ni pour le gain ni pour les applaudissements, mais seulement pour jouir du spectacle, et pour voir et connaître ce qui s’y passe. Nous de même, quittant notre patrie, le ciel, nous venons dans ce monde comme lieu d’assemblée. Là, les uns travaillent pour la gloire, les autres pour le profit, et il n’y en a qu’un petit nombre qui, ignorant l’avidité et la vanité étudient la nature. Ce sont ces derniers, ajouta-t-il, que j’appelle philosophes et comme dans les jeux, il n’y a rien de plus noble que d’être spectateur sans aucun intérêt. De même dans cette vie, la contemplation et la connaissance de la nature sont infiniment plus dignes de considération que toutes les autres activités. Il affirmait ainsi que l’homme avait été créé pour connaître et contempler.

De là, il passa en Italie, et s’établit à Crotone où les habitants, grâce à leur courage, s’étaient acquis une grande réputation. Mais après leur défaite contre les Locriens [habitants de la Locride, ancienne région de Grèce centrale], ils étaient tombés dans la mollesse. Pythagore crut devoir relever le courage des Crotoniates, et leur redonner leur première vertu en les poussant à renoncer à leur vie voluptueuse. Il ne leur parlait que des avantages de la tempérance, des maux causés par la débauche et la volupté, à l’exemple de villes et d’États entraînés à leur perte par ces maux.

Il s’exerça à ôter aux femmes la licence où elles vivaient et le luxe où elles se complaisaient. Elles furent touchées par ses discours et convaincues que leurs véritables ornements résidaient dans leurs modestie et chasteté et non pas dans leurs parures.

Quant aux jeunes, il leur enseigna à craindre et à honorer les dieux. Et ensuite, à honorer et aimer leurs père et mère comme les auteurs de leur vie et leurs bienfaiteurs.

Les magistrats le convoquèrent afin de se renseigner sur ses méthodes pour se rendre maître des esprits. Ils le prièrent de se méfier du gouvernement et de leur prodiguer les conseils qu’il jugeait utiles.

Le premier conseil fut de bâtir un temple aux Muses afin de cultiver l’esprit et de former le cœur par l’étude des lettres, et de vivre dans la concorde et l’union comme celles-ci, qui ne sont jamais en divorce entre elles. En effet, le plus grand rempart contre l’oppression et la tyrannie est l’union des citoyens.

Le second conseil fut de conserver l’égalité parmi ces derniers, car l’égalité n’engendre point la guerre, et de ne chercher à surpasser les États voisins qu’en bonne foi et en justice.

Le troisième conseil fut d’être convaincus que l’anarchie est le plus grand des malheurs. Aucun État n’est heureux sans gouvernement, et quand bien même les lois d’une ville ne seraient pas bonnes, il serait plus avantageux de les conserver que de s’en débarrasser.

Le quatrième fut de ne point abuser du nom des dieux dans les serments, et de se rendre tels que personne ne doute de leur parole car une ville ayant cette réputation est toujours heureuse, et l’arbitre de ses voisins.

Il leur enseigna le devoir de fidélité du mari envers sa femme et de celle-ci envers son mari. Il recommandait, en général, la tempérance comme la vertu de tout sexe et de tout âge, et la seule à pouvoir conserver les biens du corps et de l’esprit. Pour exemple, il leur rappelait dans quel abyme de malheur l’intempérance d’un seul homme avait plongé les Grecs et les Troyens.

Il les exhorta à bannir la paresse et l’oisiveté, et à faire en sorte que chacun se tourne vers la vertu, moins par crainte de la loi que par honnêteté.

Il leur expliqua que pour acquérir la véritable gloire, le seul moyen étaient de devenir tels qu’ils voulaient paraître aux autres. Il ajouta que le conseil est sacré, mais bien moins que la louange car le conseil ne concerne que les hommes, tandis que la louange est le partage des dieux. Pour la mériter, il faut s’exercer à ressembler à ces derniers.

Il leur apprit que Dieu est l’auteur et la source du Bien, que chercher ce bien ailleurs qu’en Dieu c’était tomber dans le ridicule de ceux qui, à la cour d’un prince, négligeaient le maître pour s’attacher à ses officiers.

Il leur affirma que ceux qui briguent les premiers postes d’un État doivent imiter les coureurs dans les jeux publics. Ces derniers ne cherchent pas à nuire à leurs adversaires, mais à mieux courir et à remporter la victoire. De même, ceux qui aspirent aux premières places doivent tâcher de remporter l’avantage sur leurs concurrents en proposant des lois plus avantageuses et plus utiles à ceux qu’ils veulent gouverner.

Enfin, il leur fit observer qu’ils ne devaient imputer les désordres régnant dans leur ville qu’à la mauvaise éducation de leurs enfants. Il n’y a rien de plus insensé, disait-il, que l’attitude des pères. Ils ont grand soin de leurs enfants dans les premiers âges. Mais dès que ces jeunes atteignent l’âge le plus impétueux, ils les abandonnent à eux-mêmes et les laissent maîtres de leur conduite, alors qu’ils devraient redoubler d’attention, leur donner des maîtres capables de les retenir et de les empêcher d’aller se briser contre les écueils dont ils sont environnés.

Il enseignait aux enfants de ne jamais commencer les querelles et de ne jamais chercher à se venger. Aux plus âgés, il donnait des préceptes plus consistants. Il leur apprenait, par exemple, que les entreprises difficiles contribuent davantage à la vertu, et les choses agréables à l’assoupissement de l’esprit, que les passions de l’âme sont plus cruelles que les tyrans et les ennemis du bonheur, qu’il faut réaliser de grands ouvrages sans les annoncer et sans les promettre. Enfin, qu’il n’y a rien de plus dangereux que de tenir plusieurs chemins dans la vie, et que la tempérance est la force de l’âme car elle délivre celle-ci du joug des passions.

Pour diminuer l’orgueil et la confiance que donnent les possessions extérieures, il leur disait que les richesses sont de faibles ancres, la gloire, la beauté, la force du corps, les dignités, l’autorité, des ancres encore plus faibles et très infidèles. Parmi les bonnes ancres se trouvaient la piété, la prudence, la magnanimité, le courage… Celles-ci, aucune tempête ne pouvait les ébranler, ni les emporter, car telle était la volonté de Dieu. En effet, il n’y a de véritable force que dans la vertu, le reste n’étant que misère.

Après avoir ainsi réformé les mœurs des citoyens et les avoir extirpés des désordres dans lesquels ils étaient plongés, Pythagore posa les fondements solides à la sagesse qu’il professait et établit sa secte afin que les semences de vertu qu’il avait plantées dans les cœurs se transmettent d’âge en âge et portent les mêmes fruits après sa mort.

Pour choisir ses disciples, Pythagore prenait du temps afin de les éprouver. Quand il leur trouvait les dispositions nécessaires, il les admettait à son noviciat.

Pythagore les assujettissait d’abord à un silence de cinq ans, pendant lesquels ils ne devaient qu’écouter, sans jamais poser la moindre question ou opposer le moindre doute. Ces cinq années de silence se réduisaient parfois à deux pour ceux en qui Pythagore voyait des qualités exceptionnelles. Pendant ce noviciat, les disciples étaient des écoutants ou auditeurs [acoumasticiens]. Lorsqu’il les croyait assez instruits dans la science de l’écoute et dans l’art de se taire, ils étaient alors admis –s’ils étaient libres de parler– à proposer leurs doutes et à écrire ce qu’ils entendaient. Ils étaient alors des initiés aux sciences [mathématiciens].

Certains, comme Porphyre, prétendent que ces deux sortes de disciples n’étaient pas deux différentes classes où l’on passait de la moins parfaite à la plus parfaite, mais que c’était deux états fixes selon le choix que Pythagore faisait des esprits. À ceux qu’il ne trouvait pas propres à pénétrer les causes et les raisons des choses, il ne leur donnait que le précepte sec et nu : tu feras ceci, tu ne feras pas cela. Et c’était ceux-là qui étaient appelés écoutants. Mais ceux en qui il percevait de la pénétration et un génie capable d’approfondir les matières, il les faisait pénétrer dans le secret des raisons et leur expliquait les causes de tout ce qu’il leur enseignait, et ceux-ci étaient appelés initiés aux sciences