La chanson des vieux époux - Pierre Loti - ebook

La chanson des vieux époux ebook

Pierre Loti

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Opis

De jeunes filles avec des visages de marionnettes et de très petits yeux félins traînent leurs grands souliers de bois; Les enfants japonais sont très drôles dans leurs longs vêtements colorés, venant en groupes pour effectuer leurs prières, se tenant la main; belles dames avec un petit pain compliqué venant à la pagode pour prier et rire; Des paysans aux cheveux longs, des bonzes ou des marchands, autant de marionnettes imaginables de ce joyeux petit homme, sont passés par Kaka-San, qui les voyait encore, et devant Toto-San, qui ne les revit jamais.

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Pierre Loti

La chanson des vieux époux

Varsovie 2019

Table des matières

Toto-San et Kaka-San, le mari et la femme.

Ils étaient vieux, vieux; on les avait toujours connus; les plus anciens de Nangasaki ne se rappelaient même pas les avoir vus jeunes.

Ils mendiaient par les rues. Toto-San, qui était aveugle, traînait dans une petite caisse à roulettes Kaka-San, qui était paralytique.

Jadis ils s’étaient nommés Hato-San et Oumé-San (monsieur Pigeon et madame Prune), mais on ne s’en souvenait plus.

En langue nipponne, Toto et Kaka sont des mots très doux qui signifient «père» et «mère» dans la bouche des enfants. A cause sans doute de leur grand âge, tout le monde les appelait ainsi; et en ce pays d’excessive politesse on faisait suivre ces noms familiers du terme San, qui est honorifique comme monsieur ou madame (monsieur papa et madame maman); les plus petits des bébés japonais ne négligent jamais ces formules d’étiquette.

Leur façon de mendier était discrète et comme il faut; ils ne harcelaient point les gens avec des prières, mais tendaient les mains, simplement et sans rien dire, de pauvres mains ridées sur lesquelles il y avait déjà comme des plissures de momie. On leur donnait du riz, des têtes de poissons, des vieilles soupes.

Très petite, comme toutes les Japonaises, Kaka-San paraissait réduite à rien dans cette boîte à roulettes, où son arrière-train presque mort s’était desséché et tassé pendant une si longue suite d’années.