L’Étoile du sud - Jules Verne - ebook

L’Étoile du sud ebook

Jules Verne

0,0

Opis

Dans le roman «L’Étoile du sud», le lecteur se familiarisera avec l’histoire fascinante des recherches et le destin de l’un des plus gros diamants découverts dans les mines d’Afrique du Sud et a suscité beaucoup d’enthousiasme pour son propriétaire, un ingénieur et inventeur français. L’histoire d’un petit garçon, ramassé dans la glace par un pêcheur, chaque page devient de plus en plus intrigante et se transforme peu à peu en un premier voyage autour du monde dans l’Arctique. Le livre est magnifique, il est impossible de ne pas tomber amoureux de ceux qui sont captivés par les livres de Vern et quel que soit leur âge, vous le lirez...

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Jules Verne

L’Étoile du sud

Varsovie 2019

Table des matières

Renversants, ces Français !

Aux champs des diamants

Un peu de science, enseignée de bonne amitié

Vandergaart-Kopje

Première exploitation

Mœurs du camp

L’éboulement

La grande expérience

Une surprise

Où John Watkins réfléchit

L’Étoile du Sud

Préparatifs de départ

À travers le Transvaal

Au nord du Limpopo

Un complot

Trahison

Un steeple-chase africain

L’autruche qui parle

La grotte merveilleuse

Le retour

Justice vénitienne

Une mine d’un nouveau genre

La statue du commandeur

Une étoile qui file !

I

renversants, ces français !

« Parlez, monsieur, je vous écoute.

– Monsieur, j’ai l’honneur de vous demander la main de miss Watkins, votre fille.

– La main d’Alice ?...

– Oui, monsieur. Ma demande semble vous surprendre. Vous m’excuserez, pourtant, si j’ai quelque peine à comprendre en quoi elle pourrait vous paraître extraordinaire. J’ai vingt-six ans. Je m’appelle Cyprien Méré. Je suis ingénieur des Mines, sorti avec le numéro deux de l’École polytechnique. Ma famille est honorable et honorée, si elle n’est pas riche. Monsieur le consul de France au Cap pourra en témoigner, pour peu que vous le désiriez, et mon ami Pharamond Barthès, l’intrépide chasseur que vous connaissez bien, comme tout le monde au Griqualand, pourrait également l’attester. Je suis ici en mission scientifique au nom de l’Académie des Sciences et du Gouvernement français. J’ai obtenu, l’an dernier, le prix Houdart, à l’Institut, pour mes travaux sur la constitution chimique des roches volcaniques de l’Auvergne. Mon mémoire sur le bassin diamantifère du Vaal, qui est presque terminé, ne peut qu’être bien accueilli du monde savant. En, rentrant de ma mission, je vais être nommé professeur adjoint à l’École des Mines de Paris, et j’ai déjà fait retenir mon appartement, rue de l’Université, numéro 104, au troisième étage. Mes appointements s’élèveront le premier janvier prochain à quatre mille huit cents francs. Ce n’est pas le Pérou, je le sais, mais, avec le produit de mes travaux personnels, expertises, prix académiques et collaboration aux revues scientifiques, ce revenu sera presque doublé. J’ajoute que, mes goûts étant modestes, il ne m’en faut pas plus pour être heureux. Monsieur, j’ai l’honneur de vous demander la main de miss Watkins, votre fille. »

Rien qu’au ton ferme et décidé de ce petit discours, il était aisé de voir que Cyprien Méré avait l’habitude, en toutes choses, d’aller directement au but et de parler franc.

Sa physionomie ne démentait pas l’impression que produisait son langage. C’était celle d’un jeune homme, habituellement occupé des plus hautes conceptions scientifiques, qui ne donne aux vanités mondaines que le temps strictement nécessaire.

Ses cheveux châtains, taillés en brosse, sa barbe blonde, tondue presque au ras de l’épiderme, la simplicité de son costume de voyage en coutil gris, le chapeau de paille de dix sous qu’il avait poliment déposé sur une chaise en entrant, – quoique son interlocuteur fût resté imperturbablement couvert, avec le sans-gêne habituel des types de la race anglo-saxonne, – tout en Cyprien Méré dénotait un esprit sérieux, comme son regard limpide dénotait un cœur pur et une conscience droite.

Il faut dire, en outre, que ce jeune Français parlait anglais dans la perfection, comme s’il eût longtemps vécu dans les comtés les plus britanniques du Royaume-Uni.

Mr. Watkins l’écoutait en fumant une longue pipe, assis dans un fauteuil de bois, la jambe gauche allongée sur un tabouret de paille, le coude au coin d’une table grossière, en face d’une cruche de gin et d’un verre à moitié rempli de cette liqueur alcoolique.

Ce personnage était vêtu d’un pantalon blanc, d’une veste de grosse toile bleue, d’une chemise de flanelle jaunâtre, sans gilet ni cravate. Sous l’immense chapeau de feutre, qui semblait vissé à demeure sur sa tête grise, s’arrondissait un visage rouge et bouffi qu’on aurait pu croire injecté de gelée de groseille. Ce visage, peu attractif, semé par places d’une barbe sèche, couleur de chiendent, était percé de deux petits yeux gris, qui ne respiraient pas précisément la patience et la bonté.

Il faut dire tout de suite, à la décharge de Mr. Watkins, qu’il souffrait terriblement de la goutte, ce qui l’obligeait à tenir son pied gauche emmailloté de linges, et la goutte – pas plus dans l’Afrique méridionale que dans les autres pays – n’est faite pour adoucir le caractère des gens dont elle mord les articulations.

La scène se passait au rez-de-chaussée de la ferme de Mr. Watkins, vers le 29 degré de latitude au sud de l’équateur, et le 22 degré de longitude à l’est du méridien de Paris, sur la frontière occidentale de l’État libre d’Orange, au nord de la colonie britannique du Cap, au centre de l’Afrique australe ou anglo-hollandaise. Ce pays, dont la rive droite du fleuve Orange forme la limite vers les confins méridionaux du grand désert de Kalakari, qui porte sur les vieilles cartes le nom de pays des Griquas, est appelé à plus juste titre, depuis une dizaine d’années, le « Diamonds-Field, » le Champ aux Diamants.

Le parloir, dans lequel avait lieu cette entrevue diplomatique, était aussi remarquable par le luxe déplacé de quelques pièces de l’ameublement que par la pauvreté de certains autres détails de l’intérieur. Le sol, par exemple, était fait de simple terre battue, mais couvert, par endroits, de tapis épais et de fourrures précieuses. Aux murs, que n’avait jamais revêtus un papier de tenture quelconque, étaient accrochées une magnifique pendule en cuivre ciselé, des armes de prix de diverses fabrications, des enluminures anglaises, encadrées dans des bordures splendides. Un sofa de velours s’étalait à côté d’une table de bois blanc, tout au plus bonne pour les besoins d’une cuisine. Des fauteuils, venus d’Europe en droite ligne, tendaient vainement leurs bras à Mr. Watkins, qui leur préférait un vieux siège, jadis équarri de ses propres mains. Au total, pourtant, l’entassement des objets de valeur et surtout le pêle-mêle des peaux de panthères, de léopards, de girafes et de chats-tigres, qui étaient jetées sur tous les meubles, donnaient à cette salle un air d’opulence barbare.

Il était évident, d’ailleurs, par la conformation du plafond, que la maison n’avait pas d’étages et ne se composait que d’un rez-de-chaussée. Comme toutes celles du pays, elle était bâtie en planches, partie en terre glaise, et couverte de feuilles de zinc cannelées, posées sur sa légère charpente.

On voyait, en outre, que cette habitation venait à peine d’être terminée. En effet, il suffisait de se pencher à l’une des fenêtres pour apercevoir, à droite et à gauche, cinq ou six constructions abandonnées, toutes de même ordre mais d’âge différent, et dans un état de décrépitude de plus en plus avancé. C’étaient autant de maisons que Mr. Watkins avait successivement bâties, habitées, délaissées, selon l’étiage de sa fortune, et qui en marquaient pour ainsi dire les échelons.

La plus éloignée était simplement faite de mottes de gazon et ne méritait guère que le nom de hutte. La suivante était bâtie de terre glaise, – la troisième de terre et de planches, – la quatrième de glaise et de zinc. On voit quelle gamme ascendante les aléas de l’industrie de Mr. Watkins lui avaient permis de monter.

Tous ces bâtiments, plus ou moins délabrés, s’élevaient sur un monticule placé près du confluent du Vaal et de la Modder, les deux principaux tributaires du fleuve Orange dans cette région de l’Afrique australe. Aux alentours, aussi loin que la vue pouvait s’étendre, on n’apercevait, vers le sud-ouest et le nord, que la plaine triste et nue. Le Veld – comme on dit dans le pays – est formé d’un sol rougeâtre, sec, aride, poussiéreux, à peine semé de loin en loin d’une herbe rare et de quelques bouquets de buissons d’épines. L’absence totale d’arbres est le trait distinctif de ce triste canton. Dès lors, en tenant compte de ce qu’il n’y a pas non plus de houille, comme les communications avec la mer sont lentes et difficiles, on ne s’étonnera pas que le combustible manque et qu’on en soit réduit, pour les usages domestiques, à brûler la fiente des troupeaux.

Sur ce fond monotone, d’un aspect presque lamentable, s’étale la coulée des deux rivières, si plates, si peu encaissées, qu’on a peine à comprendre comment elles ne s’étendent pas à travers toute la plaine.

Vers l’orient seulement, l’horizon est coupé par les lointaines dentelures de deux montagnes, le Platberg et le Paardeberg, au pied desquelles une vue perçante peut reconnaître des fumées, des poussières, de petits points blancs, qui sont des cases ou des tentes, et, tout autour, un fourmillement d’êtres animés.

C’est là, dans ce Veld, que se trouvent les placers de diamants en exploitation, le Du Toit’s Pan, le New-Rush et, le plus riche de tous peut-être, le Vandergaart-Kopje. Ces diverses mines à ciel ouvert et presque à fleur de terre, qui sont comprises sous le nom général de « dry-diggings, » ou mines à sec, ont livré, depuis 1870, une valeur d’environ quatre cents millions en diamants et pierres fines. Elles se trouvent réunies dans une circonférence dont le rayon mesure au plus deux ou trois kilomètres. On les voyait très distinctement à la lorgnette des fenêtres de la ferme Watkins, qui n’en était éloignée que de quatre milles anglais.

Ferme, au surplus, est un terme assez impropre, si on l’applique à cet établissement, car il était impossible d’apercevoir aux alentours aucune sorte de culture. Comme tous les prétendus fermiers de cette région du Sud-Afrique, Mr. Watkins était plutôt un maître berger, un propriétaire de troupeaux de bœufs, de chèvres et de moutons, que le véritable gérant d’une exploitation agricole.

Cependant, Mr. Watkins n’avait pas encore répondu à la demande si poliment mais si nettement faite par Cyprien Méré. Après avoir consacré au moins trois minutes à réfléchir, il se décida enfin à retirer sa pipe du coin de ses lèvres, et il émit l’opinion suivante, qui n’avait évidemment qu’un rapport fort éloigné avec la question :

« Je crois que le temps va changer, mon cher monsieur ! Jamais ma goutte ne m’a fait autant souffrir que depuis ce matin ! »

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