Colette Stern - Marie Mahon - ebook

Colette Stern ebook

Marie Mahon

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Opis

Cette fiche de lecture sur Colette Stern de Georges Conchon propose une analyse complète de l'oeuvre : • une biographie de Georges Conchon• une bibliographie de Georges Conchon• un résumé de Colette Stern• une analyse des personnages • une présentation des axes d'analyse de Colette Stern de Georges Conchon• une analyse du style de l'auteurNotre fiche de lecture sur Colette Stern de Georges Conchon a été rédigée par un professeur de français.À propos de FichesDeLecture.com :FichesdeLecture.com propose plus 2500 analyses complètes de livres sur toute la littérature classique et contemporaine : des résumés, des analyses de livres, des questionnaires et des commentaires composés, etc. Nos analyses sont plébiscitées par les lycéens et les enseignants. Toutes nos analyses sont téléchargeables directement en ligne. FichesdeLecture est partenaire du Ministère de l'Education.

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Colette Stern

Georges Conchon

I. RÉSUMÉ

À trente-sept ans, Francis Hémon, vedette numéro un du cinéma français, en a assez, dirait-on, de jouer les stars. Il se pose des questions, mène une vie d’ours, refuse tous les scénarios qu’on lui soumet. D’autre part, sa mère va mourir, bien jeune encore : soixante-trois ans.

Il vient de passer deux jours auprès d’elle lorsque dans le train qui le ramène de Clermont-Ferrand à Paris, s’assied en face de lui, à Vichy, une belle dame, Colette Stern. D’une beauté encore frappante, d’un esprit comme on en voit peu, mais il ne croit pas se tromper de beaucoup en lui donnant cinquante ans.

Qu’il se trompe ou pas, et à supposer même que le tabou de l’âge ne soit plus aujourd’hui ce qu’il était, comment admettre que pour cet homme couvert de femmes, une seule femme compte désormais : cette dame ? Comment expliquer que Hémon aime d’emblée Colette Stern, non seulement en dépit de son âge, mais, d’une certaine façon, à cause ?

L’expliquer et le rendre comme évident, telle est la gageure de ce roman doux-amer, tendre et ironique, joyeux et mordant, où se confirme avec éclat tout le talent de Georges Conchon.

II. RÉSUMÉ DÉTAILLÉ

Chapitre 1

Cela se passe à Clermont-Ferrand, la ville natale de Francis Hémon. Il est venu en coup de vent voir sa mère qui va mourir bien jeune (soixante-trois ans). Les médecins lui donnent six mois maximum. Hémon a été odieux au téléphone avec Julia Sanvoisin, une antiquaire parisienne pleine d’allant et sa maîtresse depuis bientôt treize mois. Il craint qu’elle se suicide de désespoir. Il veut en finir avec cette relation. Il réside à l’hôtel Frantel.

Colette Stern est à Vichy pour trois jours. Revenir dans sa ville natale est chaque fois une véritable corvée. Elle loge chez son neveu. Sa nièce par alliance est enceinte. Elle aura vingt ans durant l’été. Le neveu fait merveille dans la commercialisation des eaux et de leurs dérivés, spécialement les laits de beauté. Colette Stern doute fort qu’il ne soit jamais un aigle, mais s’il se confirme en roitelet des sources, elle applaudira. Elle est née Bureau.

Chapitre 2

À Vichy, Colette Stern lit Un homme au singulier de Christopher Isherwood. Elle est née Bureau des Etivaux. C’est aussi le nom de Madame Larbaud, la mère de Valery Larbaud. D’où chez Colette Stern une légère tendance à en prendre à son aise avec les écrivains.

À Clermont, Hémon s’arrête devant la vitrine d’un magasin huppé, Demarty, qui vend des raquettes de tennis dont la fameuse Slazenger avec un grand tamis. Comme Hémon n’aime pas les grands tamis, il repart. Deux pensées l’occupent. La première est tout simplement l’heure de son avion, 17 h 55, la seconde : « Fais-tu payer à Julia le martyre de ta pauvre maman ? »

Chapitre 3

Colette Stern est encore couchée. Midi approche et il va lui falloir se lever. Sa chambre est une horreur à force de satin. Flammes orange sur fond bleu électrique, l’œil se plaint. Elle lit. C’est l’histoire d’un monsieur qui pleure un autre monsieur récemment arraché à son affection par un accident de la route. C’est très bien, c’est vif, on ne peut que partager. La bise mugit entre les tours de la cathédrale. Hémon contourne ce monument gothique impressionnant. Son père travaillait à l’Hôtel de Ville comme surnuméraire. Ses voisins l’accusaient de se prétendre chef à la mairie alors qu’il était tout en bas de l’échelle, moins payé qu’un éboueur. Le neveu de Colette Stern lui demande ce qu’elle lit qui la passionne à ce point. Isherwood. Tu connais ? Pas du tout. Ils regardent un moment venter sur les Parcs. Faute de gens, arrivent deux chiens. Ils se croisent sans un bonjour. Hémon se plaint d’avoir vécu d’aussi piètres premières années et se félicite de s’en être sorti tout seul. Il est riche et célèbre. Il aime sa mère et apprécie plus que tout son incapacité à être vraiment vulgaire. Il ne l’idéalise pas. Il n’a pas besoin de lui attribuer des tonnes d’intelligence, il l’aime tel quelle.

On trouve bien plus de réalité dans de bons romans que partout ailleurs, déclare Colette Stern. Isherwood était anglais, il vivait en Californie et son homosexualité avait pris des couleurs nettement américaines, raconte-t-elle à son neveu. Son livre est l’autoportrait sarcastique et pudique, peinture sensible mais sans fard d’un homosexuel individualiste dans une société grégaire, c’est aussi une méditation lucide sur la solitude humaine. Ça promet ! s’exclame le neveu.

Hémon se hérisse à l’idée que dans trois mois, il aura à pousser la porte des pompes funèbres pour régler les obsèques de sa mère. Il repense à Julia Sanvoisin et regrette de ne pas l’avoir traînée assez bas.

Chapitre 4

Hémon entend un interpellateur invisible qui lui crie « De retour chez les sauvages ! ». Un homme dans la cinquantaine descend d’une voiture et s’avance vers lui sans tendre la main. Il répète :

« Monsieur Hémon, vous voilà donc de retour chez les sauvages ? » C’est Charles Failleton, le maire adjoint. Francis Grandraymond, dit Hémon, comédien. En gros titre dans un hebdo très lu, j’ai lu, tout un chacun a pu lire il n’y a pas un an : « Mon enfance chez les sauvages. Rien que ça ! lance Failleton. J’ai dit aux gens de la ville : qu’il s’avise de se remontrer par ici, je vous fiche mon billet que je ne le rate pas. Je vous comprends, assure Hémon. À votre place, j’aurais probablement réagi de même. Mais “chez les sauvages” n’est pas de moi. Pour une interview, on est deux. Cette femme, après s’être relue, conclut que “chez les sauvages” rend bien la couleur de ce que je lui ai dit. Donc je l’ai dit. J’endosse ! »

C’est la sortie des bureaux. Les hommes passent, les femmes s’arrêtent. Ces employés de la Ville mettent l’insulteur (l’acteur au zénith) bien au-dessus de l’insulté (l’adjoint au maire). Hémon préfère partir. Par bonheur, passe un taxi.

Chapitre 5

Colette Stern déclare à sa nièce qu’elle l’aime bien et qu’elle ne se lève jamais à une heure décente. Elle ment car à Paris, elle est debout à huit heures pour lire. La chambre de Louise Grandraymond est claire et belle avec deux grandes fenêtres qui ouvrent sur le jardin. Hémon s’est juré d’être auprès de sa mère pour les derniers moments. Il ne demande qu’une chose : pas d’acharnement thérapeutique. Le médecin-chef lui déclare que sa mère est un bon cas malgré sa jambe en moins. Pendant ce temps, les infirmières le mangent des yeux. Il supporte pour éviter des représailles à sa malade. Il leur promet des autographes avant son départ.

Pendant le déjeuner, Colette Stern se perd dans les souvenirs de sa rencontre avec Stern. Elle devait épouser le fils d’un diamantaire mais elle lui a préféré Stern, le voyou, malgré le fait que ses amies ne lui donnaient pas six mois avant de pleurer toutes les larmes de son corps. Hémon, assis au chevet de sa mère endormie, lui caresse la main. Il esquisse une sorte de description clinique où ses soi-disant sautes d’humeur se révèlent le contraire de bénignes. Ses crises sont nettement pathologiques car il s’est déjà vu agresser des gens qui ne lui avaient fait que du bien.

Chapitre 6