Les Mysteres du peuple - Tome V - Eugène Sue - ebook
Kategoria: Obyczajowe i romanse Język: francuski Rok wydania: 1849

Les Mysteres du peuple - Tome V darmowy ebook

Eugène Sue

(0)
0,00 zł
Do koszyka

Ebooka przeczytasz na:

e-czytniku EPUB
tablecie EPUB
smartfonie EPUB
komputerze EPUB
Czytaj w chmurze®
w aplikacjach Legimi.
Dlaczego warto?

Pobierz fragment dostosowany na:

Opis ebooka Les Mysteres du peuple - Tome V - Eugène Sue

Histoire d’une famille de prolétaires a travers les âges

Opinie o ebooku Les Mysteres du peuple - Tome V - Eugène Sue

Fragment ebooka Les Mysteres du peuple - Tome V - Eugène Sue

A Propos

L’AUTEUR AUX ABONNÉS DES MYSTERES DU PEUPLE.

A Propos Sue:

Écrivain français, il fut une des initiateurs du roman feuilleton avec ce qui fut le premier grand succes du genre, «Les Mysteres de Paris». Il écrivit aussi «Le Juif errant» et les «Mysteres du peuple».

Note: This book is brought to you by Feedbooks
http://www.feedbooks.com
Strictly for personal use, do not use this file for commercial purposes.

 

 

 

Il n’est pas une réforme religieuse, sociale ou politique que nos peres n’aient été forcés de conquérir, de siecle en siecle, au prix de leur sang, par l’INSURRECTION.

 

Correspondance avec les Éditeurs étrangers

 

L’éditeur des Mysteres du Peuple offre aux éditeurs étrangers, de leur donner des épreuves de l’ouvrage, quinze jours avant l’apparition des livraisons a Paris, moyennant 15 francs par feuille, et de leur fournir des gravures tirées sur beau papier, avec ou sans la lettre, au prix de 10 francs le cent.

 

***

 

Travailleurs qui ont concouru a la publication du volume :

 

Protes et Imprimeurs : Richard Morris, Stanislas Dondey-Dupré, Nicolas Mock, Jules Desmarest, Louis Dessoins, Michel Choque, Charles Mennecier, Victor Peseux, Étienne Bouchicot, Georges Masquin, Romain Sibillat, Alphonse Perreve, Hy pere, Marcq fils, Verjeau, Adolphe Lemaître, Auguste Mignot, Benjamin.

Clicheurs : Curmer et ses ouvriers.

Fabricants de papiers : Maubanc et ses ouvriers, Desgranges et ses ouvriers.

Artistes Dessinateurs : Charpentier, Castelli.

Artistes Graveurs : Ottweit, Langlois, Lechard, Audibran, Roze, Frilley, Hopwood, Massard, Masson.

Planeurs d’acier : Héran et ses ouvriers.

Imprimeurs en taille-douce : Drouart et ses ouvriers.

Fabricants pour les primes, Associations fraternelles d’Horlogers et d’ouvriers en Bronze : Duchâteau, Deschiens, Journeux, Suireau, Lecas, Ducerf, Renardeux, etc., etc.

Employés et correspondants de l'Administration : Maubanc, Gavet, Berthier, Henry, Rostaing, Jamot, Biais, Rousseau, Toussaint, Rodier, Swinnens, Porcheron, Gavet fils, Dallet, Delaval, Renoux, Vincent, Charpentier, Dally, Berlin, Sermet, Cbalenton, Blot, Thomas, Gogain, Philibert, Nachon, Lebel, Plunus, Grossetete, Charles, Poncin, Vacheron, Colin, Carillan, Constant, Fonteney, Boucher, Dams, Adolphe, Renoux, Lyons, Letellier, Alexandre, Nadon, Normand, Rongelet, Bouvet, Auzurs, Dailhaux, Lecerf, Bailly, Baptiste, Debray, Saunier, Tuloup, Richer, Daran, Camus, Foucaud, Salmon, Strenl, Seran, Tetu, Sermet, Chauffour, Caillaut, Fondary, C. de Poix, Bresch, Misery, Bride, Canon, Charles, Celcis, Chartier, Lacoste, Dulac, Delaby, Kaufried, Cbappuis, etc., etc., de Paris ; Férand, Collier, Petit-Bertrand, Périé, Plantier, Etche-gorey, Giraudier, Gaudin, Saar, Dath-Godard, Hourdequin, Weelen, Bonniol, Alix, Mengelle, Pradel, Manlius Salles, Vergnes, Verlé, Sagnier, Samson, Ay, Falick, Jaulin, Fort-Mussat, Freund, Robert, Carriere, Guy, Gilliard, Collet, Ch. Celles, Laurent, Castillon, Drevet, Jourdan Moral, Bonnard, Legros, Genesley, Bréjot, Ginon, Féraud, Vandeuil, Châtonier, Bayard, Besson, Delcroix, Delon, Bruchet, Fournier, Tronel, Binger, Molini, Bailly, Fort-Mussot, Laudet, Bonamici, Pillette, Morel, Chaigneau, Goyet, Colin-Morard, Gerbaldi, Fruges, Raynaut, Chatelin, Bellue, etc., etc., des principales villes de France et de létranger.

La liste sera ultérieurement complétée, des que nos fabricants et nos correspondants des départements, nous auront envoyé les noms des ouvriers et des employés qui concourent avec eux a la publication et a la propagation de l’ouvrage.

Le Directeur de l’Administration.

Paris – Typ. Dondey-Dupré, rue Saint-Louis, 46, au Marais.


L’AUTEUR AUX ABONNÉS DES MYSTERES DU PEUPLE.

Chers lecteurs,

Nous avons cru devoir donner de longs développements a l’épisode de Ronan le Vagre, ce récit vous retraçait la conquete de la Gaule, notre mere patrie, l’un des faits les plus capitaux de l’histoire des siecles passés, puisque les partisans de la royauté du droit divin et les ultramontains revendiquent encore aujourd’hui pour leurs rois et pour leur foi, cette sanglante et inique origine. Dernierement encore, a l’Assemblée nationale, (séance du 15 janvier 1851), n’avons-nous pas entendu le plus éloquent défenseur du parti légitimiste prononcer ces paroles a propos de HENRI V : « En rentrant en France… il ne peut etre que le premier des Français… le ROI… de ce pays que ses aieux ont CONQUIS… » – Quelques jours auparavant, lors de la discussion du projet de loi sur l’observance forcée du dimanche, n’avons-nous pas entendu M. Montalembert invoquer LA FOI DE CLOVIS ! La foi de Clovis ! jugez, chers lecteurs, vous qui connaissez Clovis, sa foi et les actes de ce fervent catholique.

Telle est donc, de l’aveu meme des partisans du droit divin, l’origine de ce droit : la conquete, c’est-a-dire, la violence, la spoliation, le massacre… Certes, nous ne prétendons point que les légitimistes d’aujourd’hui soient des hommes de violence, de spoliation, de massacre ; mais l’inexorable fatalité des faits, l’histoire en un mot, prouve a chacune de ses pages l’abominable et oppressive iniquité de ce prétendu droit divin, alors consacré par l’odieuse complicité de l’Église catholique. Puis vous aurez remarqué, chers lecteurs, la part que le clergé gaulois a prise a cette conquete, dont il a partagé les dépouilles ensanglantées.

Nous étudierons dans les récits suivants les conséquences de cette conquete, le sort des peuples toujours réduits aux douleurs et aux miseres de l’esclavage, les désastres de la Gaule incessamment déchirée par les guerres civiles ou ravagée par les invasions des Arabes au huitieme siecle, et des Normands au neuvieme et au dixieme… Oui, des Arabes, car, chose étrange, Abd-el-Kader, cet intrépide et dernier défenseur de la nationalité arabe (car tout en rendant un juste hommage a l’admirable bravoure de notre armée, n’oublions pas que lui aussi, comme les Gaulois du vieux temps, combattait pour son foyer, pour sa religion, pour sa patrie…) tandis que Abd-el-Kader est aujourd’hui prisonnier au château de Blois, il y a onze siecles les ancetres de cet émir, alors maîtres de presque tout le midi de la Gaule, ou ils s’établirent durant de longues années, pousserent leurs excursions guerrieres jusqu’a Bordeaux, jusqu’a Tours, jusqu’a Poitiers, jusqu’a Blois… a Blois ou a cette heure Abd-el-Kader, par un étrange revirement du sort des nations, semble expier la conquete de ses ancetres, maîtres en ces temps-la d’une partie de notre sol, comme nous sommes aujourd’hui maîtres de l’Afrique.

Vous allez enfin, chers lecteurs, dans l’épisode de la Crosse abbatiale, assister a des scenes étranges qui se passent au milieu d’un couvent de femmes. Ces étrangetés, je dois les justifier par quelques citations relatives a de semblables scenes rapportées par les chroniqueurs contemporains.

« ……… Chrodielde et plusieurs de ses religieuses retournerent a Poitiers et se mirent en sureté dans la basilique de Saint-Hilaire, réunissant autour d’elles des voleurs, des meurtriers, des adulteres, des criminels de toute espece, car elles se préparaient a combattre…

»……… Les scandales que le diable avait fait naître dans le monastere de Poitiers devenaient de plus en plus déplorables… On accusait l’abbesse d’ouvrir les bains du monastere a des hommes, d’avoir continuellement autour d’elle des jeunes gens habillés en femmes, etc., etc. » (Grégoire, éveque de Tours, liv. IX, X et suivants.)

Un autre éveque, nommé Venance Fortunat, écrivait a deux religieuses les vers suivants pour rendre hommage aux repas succulents qu’elles lui préparaient de leurs mains chéries :

« ……… Au milieu des délices variées, lorsque tout flattait mon gout, je dormais et je mangeais tour a tour, j’ouvrais la bouche, je fermais les yeux, toutes les sauces tentaient mon appétit ; croyez-le bien, mes chéries, j’avais l’esprit troublé, il m’eut été difficile de m’exprimer librement ; ni mes doigts ni ma plume ne pouvaient tracer des vers : l’ivresse de ma muse avait rendu mes mains incertaines, car je ne suis pas a l’abri des accidents qui menacent le commun des buveurs ; la table meme me semblait nager dans le vin, etc. » (Poésies de VENANCE FORTUNAT, liv. VII, p. 24.)

Un dernier mot de gratitude, chers lecteurs, pour vous remercier de votre intéret constant pour cette ouvre, que les prétentions monarchiques et cléricales, coalisées contre la république démocratique et sociale, rendent presque de circonstance.

Paris, 20 janvier 1851

EUGENE SUE,

Représentant du peuple pour le département de la Seine.